Une autre manière de produire des pièces en 3D
En s’équipant de la technologie de fabrication additive Metal Binder, le Cetim de Saint-Etienne présente les atouts de ce procédé alternatif.
Répondre aux défis de l’industrie du futur en proposant aux industriels une offre globale alliant développements sur l’ensemble de la chaîne de valeur et intégration industrielle dans un parcours sécurisé : c’est l’objectif que s’est fixé le Cetim en lançant, en novembre 2017, sa plateforme M-I3D, à Saint-Etienne (Loire). Celle-ci est dotée d’une machine développée par le constructeur suédois Digital Metal, l’une des toutes premières utilisées en France. Cette technologie de fabrication additive Metal Binder présente « de nombreux avantages pour la production de pièces de petites tailles », souligne le Cetim.
Une nouvelle opportunité pour les entreprises, selon le Centre technique des industries mécaniques, de découvrir les atouts de ce procédé alternatif à ceux déjà utilisés dans la fabrication additive métallique : pas de support, état de surface et finesse améliorés, coût de fabrication en baisse… Pour le Cetim, cette nouvelle technologie doit, à terme, emmener la fabrication additive métallique vers une production en série. Pour cela, elle présente plusieurs avantages par rapport à la fusion laser. « Ainsi, l’impression 3D métal permet la fabrication d’une plus grande quantité dans le même lot. Si l’on y ajoute des temps de cycle plus courts, la productivité s’en trouve sensiblement accrue. L’idéal pour la fabrication de petites pièces complexes », explique l’institut technologique labellisé Carnot.
« Relocaliser en France »
Technologie innovante, la fabrication additive est utilisée de plus en plus fréquemment dans le monde de l’industrie, notamment par les secteurs de l’outillage, du médical et de l’aéronautique. Le terme regroupe l’ensemble des procédés permettant de fabriquer, couche après couche et par ajout de matière, un objet à partir de logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO). Cette nouvelle manière de produire des pièces ou objets permet ainsi de créer toutes les formes souhaitées, et surtout de réaliser des maquettes et des prototypes de géométries complexes et personnalisées. Considérée comme l’une des grandes mutations de ce début de XXIe siècle en matière de production industrielle, la fabrication additive offre d’importants gains de temps et la possibilité de réaliser des composants inaccessibles à l’usinage traditionnel. « Ainsi la fabrication d’outillages à partir des techniques de fabrication additive présente un intérêt réel, elle apporte des avantages techniques et économiques majeurs, à même de pouvoir relocaliser en France ces activités délocalisées dans les pays low cost ces dix dernières années », indique le Cetim.