Quand la technologie transcende le travail
Dans le monde, de nombreux philosophes, sociologues et diverses associations se posent beaucoup de questions sur le devenir de l’Homme. Les progrès très rapides des NBIC – Nanotechnologies, Biotechnologies, technologies de l’Information et science Cognitive, inquiètent et poussent à la controverse.
Alimentant aussi ces réflexions individuelles et collectives sur le transhumanisme, les technologies de fabrication industrielles avancent vite et projettent les professionnels dans un monde qui n’est plus de la science-fiction.
Depuis l’antiquité, l’Homme a toujours voulu maîtriser les éléments pour l’amélioration de sa condition. La maîtrise du feu, l’invention de la roue, l’imprimerie, l’optique ou la théorie de la relativité lui ont permis de mieux comprendre l’infiniment petit et d’appréhender un peu plus l’infiniment grand. Depuis les débuts de l’ère industrielle, les conditions de travail des ouvriers dans les usines, mais aussi dans tous les travaux pénibles, ont progressé d’abord très lentement, puis de plus en plus rapidement ces dernières décennies. Qui s’en plaindrait ?
Aujourd’hui, la production par enlèvement de copeaux est programmée, automatisée, protégée, contrôlée, assemblée, emballée, stockée et envoyée sans que la vie de l’Homme au travail ne soit mise en danger au quotidien. La propreté des ateliers va croissante, et les nuisances sonores, olfactives ou autres diminuent. En tout cas les moyens de ce progrès existent.
Dans ce mouvement mondial irréversible, l’intelligence artificielle des progiciels industriels joue un rôle considérable. L’accélération croissante de leurs capacités et de leurs performances ne s’est toujours pas démentie, une nouvelle génération de hard précédant l’élan des softs, et ainsi de suite. Le cloud apporte une connaissance collective s’enrichissant en permanence, la liste des améliorations possibles de l’usinage et des métiers concernés devenant de plus en plus difficile à dresser. La robotique et l’automatisation déchargent l’Homme de travaux pénibles et répétitifs, sources de troubles musculo-squelettiques et de tâches démotivantes. Les professionnels des ateliers peuvent ainsi se former à des métiers plus intéressants, et mieux rémunérés.
Ainsi, tout en respectant des contraintes législatives parmi les plus dures au monde, l’industrie française de travail des métaux peut avancer économiquement, tout en améliorant les conditions de vie de ses travailleurs. La motivation des investisseurs peut rejoindre ainsi l’aspiration au mieux-être au travail de leurs employés.
Répondant en grande partie à la définition du transhumanisme, l’amélioration de la vie au travail induite par les progrès du machinisme, de l’intelligence artificielle, de la robotique, permet ainsi la pratique d’un humanisme compatible avec les contraintes compétitives des entreprises.
La formation professionnelle, la veille technologique et l’information technique constituent les bases solides pour accompagner ce mouvement transcendant.
Rendez-vous sur Industrie Lyon pour dénicher les moyens de le renforcer.
Humainement.