MV 1200R, avec réenfilage dans la fente de coupe
La machine d’électroérosion fil et enfonçage de Mitsubishi electric dispose d’un processus optimisé pour permettre une sécurité d’enfilage.
Si Delta Machines, société de distribution créée en avril 1995 par Nicolas Priore, propose des solutions pour le tournage et fraisage, elle représente aussi les machines d’électroérosion fil et enfonçage Mitsubishi electric, dont le modèle MV 1200R.
Cette machine, approchant les 3 tonnes, dispose d’un asservissement tubulaire. Ce dispositif, qui évite les inconvénients du moteur linéaire, affiche un meilleur rendement électrique. Selon le Japonais, l’entraînement tubulaire direct utilise près de 100% de l’énergie dans des mouvements d’axe d’une précision nanométrique. Ainsi, l’asservissement à sustentation magnétique, donc sans contact, n’émet aucune chaleur et ne nécessite aucune maintenance.
Si Mitsubishi figure parmi les plus grands fabricants au monde de moteurs linéaires, il a su exploiter l’invention du moteur tubulaire (dont il n’est pas détenteur du brevet) au profil de ses machines d’électroérosion.
Autre innovation et pas des moindre, la MV 1200R s’utilise sans jet d’eau pour évacuer le fil. Même dans les conditions extrêmes d’une coupe à étages, l’ensemble du processus a été optimisé pour permettre une sécurité d’enfilage, avec un défaut de linéarité maximale de 10%. Le réenfilage s’opère dans la fente de coupe, même pour des pièces hautes et discontinues. Ainsi, « le long retour à la position de départ disparaît, souligne Mitsubishi. Au lieu de cela, le processus continue directement grâce à la préparation thermique sophistiquée du fil. »
Mitsubishi electric, ce sont 65 000 machines vendues, pour une production de plus de 3 000 machines par an dans le monde. A noter que le fabricant a recourt à ses propres contrôles, semi-conducteurs et autres moteurs électriques.