Le grand soulagement
L’année 2017 est désormais derrière nous. Mais avant de regarder ce que nous réserve 2018, petit coup d’œil dans le rétroviseur, à travers cette étude de l’assureur Hiscox portant sur « l’ADN d’un entrepreneur », où plusieurs milliers d’entre eux (dirigeants de PME de moins de 50 salariés) ont été interrogés partout en Europe et aux Etats-Unis. Mais nous retiendrons de cette enquête l’impact de la présidentielle sur le moral de nos patrons. N’oublions pas que lors des élections du 23 avril et 7 mai, les chefs d’entreprises de notre pays retenaient tous leur souffle. Tout comme le reste de l’économie en dehors de nos frontières. Et de constater que, une fois le président élu, le niveau d’optimisme a augmenté, passant de 41 à 56% des sondés.
Le patronat, en tout cas celui des plus petites entreprises tricolores, semble s’être réconcilié avec nos gouvernants. 23% des personnes interrogées « s’accordent désormais à penser que les politiques publiques soutiennent les entrepreneurs », contre 14% il y a un an. Et ils sont désormais plus enclins à penser que le soutien des pouvoirs publics va s’accroître au cours des cinq prochaines années. Ainsi, quand on demande à ceux qui considèrent les politiques du gouvernement comme favorables, 72% estiment que la situation va encore s’améliorer. Sachant que même les entrepreneurs français les plus critiques, près de la moitié (48%) « escomptent une amélioration lors des cinq prochaines années », souligne l’étude. Ils étaient 23% seulement en 2016.
Si les propriétaires de petites entreprises pensent que la fiscalité de leur pays ne favorise pas la création d’entreprises (62%, contre 65% il y a un an, tous pays confondus), « la proportion d’avis en ce sens a baissé en France (passant de 85 à 77%) », montre l’enquête Hiscox.
Quant aux lourdeurs administratives, les sondés semblent être bien plus tolérants. Si celles-ci « restent considérées comme un frein majeur », nous passons d’un taux de 82 à 78% d’entrepreneurs interrogés soulignant qu’il s’agit pour eux d’un problème. Tout comme le manque de flexibilité de la législation sur l’emploi. « Mais là encore, les sondés sont moins nombreux à en faire état », indiquent les auteurs de l’étude.
Il serait naïf de croire que tout ira mieux dans notre économie, depuis qu’Emmanuel Macron a pris les rênes de l’Elysée. Mais je laisse le soin à nos lecteurs de faire leur propre analyse de ce sondage, qui montre cette fois-ci qu’un verre peut être aussi à moitié plein. Santé ! Et bonne année 2018 à vous tous.