Des caméras 3D pour le tri de pièces à 100%
Après avoir développé la machine d’inspection et de tri Calixta équipée de caméras 2D, Expertise Vision est passé à la technologie 3D, pour mesurer à l’intérieur des pièces.
Spécialiste du contrôle et de la mesure par vision industrielle, Expertise Vision a conçu Calixta, une machine d’inspection et de tri 100% qui était présentée en juin lors du dernier salon de la haute précision EPHJ-EPMT-SMT, à Genève.
Cet équipement modulaire, d’un à trois postes, et pouvant recevoir jusqu’à huit caméras, combine les deux technologies, la robotique et la vision. Il est équipé d’un robot de préhension par vaccum, qui respecte la fragilité des pièces, et dont la vitesse est de 2 m/s. Les pièces étant alimentées par plateau vibrant. Quant à la vision, elle permet de procéder à du contrôle d’aspect, pour des cavités non débouchantes, la présence de copeaux ou le contrôle de l’axe.
Si Calixta est dotée de caméras 2D, elle peut désormais recevoir des modèles 3D. « Une technologie complémentaire aux caméras 2D, note Emmanuel Bassy, fondateur d’Expertise Vision, entreprise de six personnes, créée en 2009 à Thyez (Haute-Savoie). Car la 2D permet de faire des inspections sur l’extérieur de la pièce, tandis que la 3D va être utilisée pour l’intérieur. »
Topologie de pièces
Les caméras 3D fonctionnent par interférométrie, une méthode de mesure qui exploite les interférences intervenant entre plusieurs ondes cohérentes entre elles. « Nous pouvons garantir des précisions de mesure d’une centaine à une vingtaine de nanomètre », souligne M. Bassy. Ainsi, avec ce type de caméras « on peut désormais aller mesurer une profondeur, des géométries à l’intérieur d’une pièce, alors qu’avec la 2D, on ne faisait que de la détection de corps étrangers », complète Emmanuel Bassy.
Les caméras 3D peuvent être utilisées pour la topologie de pièces, pour mesurer la planéité, la pente ou la rugosité d’une surface : Ra, Rk et Rz.
Quant à la vitesse de traitement, c’est moins rapide qu’une caméra 2D, de l’ordre de 0,1 à 2 secondes contre 15 microsecondes à une milliseconde. « Mais nous restons compatibles avec les cadences de production », ajoute Emmanuel Bassy.