C 510 : le numérique pour les nostalgiques du conventionnel
Avec le dispositif RMMP des tours Romi de la série C, l’opérateur peut usiner des pièces comme avec un tour motorisé, grâce aux volants électroniques et au joystick du panneau de commande.
Parmi les machines qui seront exposées au salon Industrie Paris (du 27 au 30 mars), Fernando Arantes, le directeur de Romi France, a souhaité mettre en avant, dans les colonnes de Machines Production, le tour C 510.
Les tours de la série C sont construits à partir d’un châssis constitués d’une structure « robuste, supportée par des montants en fonte, striés sur leur face interne, qui absorbent les vibrations pendant les différentes opérations d’usinage », assure le Brésilien. Trempés et rectifiés, les guides plats et prismatiques offrent une résistance à l’usure élevée. Lesquels constituent un système d’auto-réglage qui assure un contact permanent du chariot transversal au-dessus du banc.
Afin d’obtenir une plus grande précision géométrique, les poupées fixes ont été dotées d’une broche portée par des paliers de précision, à haute capacité de charge, « très rigide et offrant un bon amortissement des vibrations dans des conditions de travail extrêmes ». C’est un moteur à courant alternatif, avec poulies et courroie micro-V, qui délivre un couple élevé et une vitesse à variation continue, qui entraîne les poupées fixes.
Volants électroniques
Ce tour CNC par apprentissage est piloté par une commande numérique Siemens Sinumerik 828D. Et il répond à un « vrai besoin pour les entreprises de mécanique », soulignait Fernando Arantes, rencontré lors du salon Simodec, qui se tenait en Haute-Savoie, du 6 au 9 mars. Mais c’est son dispositif baptisé RMMP (pour Romi manuel machining package), qui a séduit plus d’un client. Car il permet de commander la machine en mode manuel, grâce aux volants électroniques, et en mode automatique (joystick et démarrage de cycle). « L’opérateur peut usiner des pièces comme avec un tour motorisé grâce aux volants électroniques et au joystick du panneau de commande », résume le constructeur de Santa Bárbara d’Oeste. En manipulant les volants, les habitués des tours conventionnels retrouveront les mêmes sensations.
Sur l’écran de la 828D, l’opérateur peut également renseigner la vitesse, les avances, la profondeur de découpe, les coordonnées et les angles, puis lancer l’usinage, en appuyant sur la touche de démarrage de cycle, décrit celui qui fabriqua le premier tour brésilien à commande numérique. C’était en 1973.
A Chambéry (Savoie), chez SKF Motion Technologies, c’est un tour C 620 équipé d’une tourelle, qui est venu remplacer un vétuste tour CNC, sur lequel sont fabriquées des vis à billes et à rouleaux de plusieurs mètres. De plus, le régleur, dont l’âge de la retraite allait bientôt sonner, a pu former son successeur sur le modèle Romi, ravi de retrouver à la fois les deux volants et la même CN.