Des champions cachés
C’est un palmarès unique que la rédaction de Machines Production dévoile à ses lecteurs. Un classement des dix entreprises les plus productives que nous vous présenterons désormais chaque année. Et ce n’est pas le chiffre d’affaires que nous avons choisi comme critère de sélection (trop simple, peut-être même trop réducteur), mais la valeur ajoutée. Et pas n’importe laquelle, celle par salarié. Un calcul qui permet de comparer une production donnée avec la quantité de travail qui a été nécessaire. Un indicateur qui ne peut que refléter au mieux la productivité du travail. Ainsi, c’est la richesse réellement créée par une entreprise, travaillant dans le métal, qui a été mise en valeur dans ce numéro. A conserver !
S’agissant, dans une grande majorité, de sous-traitants spécialisés dans le travail des métaux et la fonderie, vous retrouverez des entreprises de décolletage, de mécanique industrielle, des moulistes, emboutisseurs et autres fonderies. Ce « Top 10 » reflète une France industrieuse, qui regorge d’entrepreneurs soucieux de maintenir une activité sur le territoire en investissant dans de nouvelles technologies, pour être davantage productifs dans une économie mondialisée. Des industriels pratiquant un management agile, ou une approche managériale innovante, et qui ont pleinement pris conscience que la motivation des collaborateurs avait un impact sur la performance de leur entreprise.
La performance des entreprises justement. Pour ce dernier numéro de l’année, notre regard s’est porté sur l’activité de la sous-traitance industrielle en France. Les commandes sont là. La croissance est incontestablement au rendez-vous. Qu’il s’agisse des chiffres d’affaires ou des volumes de production. 2016 était déjà un bon millésime. 2017 le sera également. Et 2018 s’annonce sous les meilleurs auspices. Les sombres années, depuis fin 2008, sont de l’histoire ancienne, mais ne nous réjouissons pas trop vite, car le spectre des crises cycliques est dans toutes les têtes. C’est peut-être ce qui justifie, en partie, un si faible retour à l’emploi devant des carnets de commandes qui se regarnissent. Et quand on sait que la sous-traitance industrielle française exporte 28% de sa production en direct, et que ses principaux secteurs-clients sont fortement exportateurs, il ne faut pas que l’économie mondiale se mette à vaciller. Pour transformer l’essai en 2018.