3D Start aide les PME à se lancer ou pas dans l’additive
C’est un véritable diagnostic qui est proposé par ce programme copiloté par le Cetim, afin que les entreprises puissent évaluer l’intérêt d’intégrer cette technologie.
Impliquer des PME désirant évaluer l’intérêt de l’intégration de la fabrication additive dans leurs processus, tel est l’objectif du projet 3D Start PME, initié à la fois par le Symop, le CEA et le Cetim. D’une durée de 18 mois, il permet aux petites et moyennes entreprises d’analyser l’intégration de ces procédés dans leur modèle. Car avant de se lancer dans la fabrication additive, la question est de savoir si cette technologie est faite pour telle ou telle PME. Si oui, dans quelles conditions l’intégrer ? « Et compte tenu du prix actuel des machines, se lancer seul pour répondre à cette question est un pari risqué », prévient le Centre technique des industries mécaniques, dont l’un des sites se trouve à Saint-Etienne (Loire).
Financé dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA), « ce projet inédit a pour but de construire un pack méthodologique d’accompagnement des entreprises à l’intégration de la fabrication additive dans leur savoir-faire, de tester cette méthodologie à travers l’accompagnement d’entreprises sélectionnées, puis d’améliorer ces outils pour une appropriation par les régions qui le souhaitent en vue d’un déploiement dans le cadre de projets locaux », explique Patrick Ebadi, en charge du programme au Cetim.
Issu des réflexions de la communauté fabrication additive de l’Alliance Industrie du Futur (AIF), ce projet est d’autant plus nécessaire qu’il prévoit d’établir une cartographie des offreurs de solutions, construisant un référentiel de l’offre sur les différents maillons de la chaîne de valeur de la fabrication additive, indique le Cetim. A cela s’ajoutent des actions d’informations et de sensibilisation, l’évaluation de l’impact de la fabrication additive sur l’activité des entreprises diagnostiquées et l’accompagnement à l’intégration de la technologie, au travers d’une preuve de concept et d’un programme de formation. « Après une phase de sensibilisation de PME, l’accompagnement d’une dizaine d’entre-elles est prévu dans une deuxième phase », souligne le centre technique.
Un diagnostic stratégique et une étude d’impact et de faisabilité (économique, technologique, organisation et compétences, HSE) de la fabrication additive dans leurs processus seront établis pour les entreprises participantes au programme. Pour celles désirant passer à l’étape suivante, elles seront accompagnées notamment dans la réalisation d’une preuve de concept et dans le choix industriel adapté à leur situation : l’investissement ou le recours à la sous-traitance.
A noter que 3D Start PME prend également en charge 50% du coût de la démarche d’accompagnement.