Des exposants globalement satisfaits
Pour une première, ce fut, semble-t-il, une réussite. Le salon Global Industrie, mais devrait-on dire plutôt les salons, a refermé ses portes le 30 mars à Villepinte (Seine-Saint-Denis), laissant des visiteurs et exposants satisfaits de leur déplacement parisien. D’autant plus qu’on aurait pu craindre une grève de cheminots durant la semaine.
En regroupant les salons Midest, Industrie, Smart Industries et Tolexpo, sous un même toit, les organisateurs, à savoir le géant de l’événementiel GL Events, ont vu juste. Car avec plus de 100 000 mètres carrés de stands sous cinq des huit halls du parc des expositions, ce premier Global Industrie devait rappeler à certains la fameuse Hannover Messe. En plus petit, certes. Si outre-Rhin, on compte plutôt 400 000 m2, 5 000 exposants et 183 000 visiteurs, la taille critique d’un rendez-vous industriel à la française semble atteinte, avec ses 2 700 exposants et plus de 50 000 visiteurs.
Petit bémol : pourtant annoncé quelques semaines avant l’ouverture du salon, le président de la République Emmanuel Macron n’a pu inscrire à son agenda l’inauguration de ce grand événement industriel. Mais quatre ministres du gouvernement Philippe ont fait le déplacement. Ainsi, on pouvait croiser dans les allées de Villepinte, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, et sa secrétaire d’Etat, Delphine Geny, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Laura Flessel, ministre des Sports.
Alors que la surchauffe de l’économie, qu’elle soit mondiale ou locale, aurait pu faire craindre une baisse de la fréquentation, avec des usineurs trop occupés dans leur atelier, il semblerait que ce ne soit pas le cas à Industrie Paris. Même si certains exposants n’ont pas eu l’impression d’avoir accueilli plus de visites que lors des précédentes éditions.
Des projets d’investissement ont bien été évoqués à Villepinte, ce qui a rassuré bon nombre d’exposants, malgré leur inquiétude de devoir occuper un stand dans un vaste salon consacré à la fois à la tôlerie, l’industrie 4.0, l’industrie tout court et la sous-traitance. Car pour trouver telle ou telle société, il valait mieux préparer sa visite. En effet, alors qu’il n’y a plus d’espaces dédiés à une famille de produits, comme les machines-outils, les outils coupants, la métrologie, les éditeurs de logiciels, les visiteurs devaient s’armer d’un (grand) plan, s’ils ne voulaient pas perdre leur temps à courir d’un hall à un autre.
Dernier point à souligner : si en 2017, les visiteurs de Villepinte ont bien eu l’impression de passer d’un salon à un autre (passant du Midest à Smart Industries), cette année, il était bien difficile de voir une frontière entre Industrie Paris et Smart Industries. Preuve que l’offre pour une transformation du modèle industriel par le numérique est belle et bien d’actualité.