Une solution pour une production à grande échelle
EOS a sortie une nouvelle plateforme d’impression 3D aux polymères pour les grandes séries de pièces. Le groupe allemand continue de voir ses ventes progresser, qu’il s’agisse d’applications en métal ou plastique.
EOS a lancé, fin 2017, son nouveau système d’impression aux polymères dénommé P 500. Cette plateforme offre, selon le fabricant, une productivité optimale. Automatisable, la machine peut traiter les matériaux polymères exigeant des températures de fonctionnement pouvant atteindre 300°C. Un modèle voulu pour des « clients soucieux de mettre en place une production à grande échelle de composants polymère de qualité », via la fabrication additive.
Pour Adrian Keppler, porte-parole de la direction d’EOS, la fabrication additive, qui repose sur une technologie bien établie, connaît actuellement de profonds changements. « Ce qui a pour effet de changer également nos clients », précise-t-il. Car ce procédé « intègre progressivement l’environnement de production et jouera un rôle majeur dans la digitalisation de la fabrication ». Une intégration de cette nouvelle technologie qui sera déterminante dans les années à venir. « La fabrication additive d’EOS offre la technologie clé pour la production industrielle avancée. Les clients peuvent s’appuyer sur notre expérience de longue date, sur le plus important parc de systèmes installés sur le marché, sur notre indépendance et sur notre offre de services et de conseil la plus large du secteur », appuie M. Keppler.
3 000 unités dans le monde
Avec des ventes réalisées dans 65 pays, EOS enregistre un chiffre d’affaires de 345 millions d’euros, soit une hausse de 10% par rapport à l’exercice fiscal précédent de 2015-2016. Sur cette même période, le constructeur a livré environ 450 systèmes dans le monde. Selon les données d’EOS, le parc systèmes, installé à l’international, s’élève autour des 3 000 unités, avec une part à peu près égale entre la technologie polymère, qui représente approximativement 51%, et le métal 49%. L’entreprise fondée en 1989 dit enregistrer une augmentation continue des applications métalliques, notamment destinées à la production en série, « comme en témoignent les 94 systèmes métal EOS M 4 installés à ce jour ».
Au cours de l’été 2017, le groupe allemand a transféré sa production sur un nouveau site de 9 000 m² à Maisach, près de Krailling. Un site qui abrite également certaines parties de l’entreposage, de la qualité, de la formation et des laboratoires. À l’échelle mondiale, EOS a également agrandi ses bureaux en France et à Singapour. En 2017, EOS a recruté 200 experts sectoriels, ce qui porte le nombre de collaborateurs à environ 1 200 personnes dans le monde, dont 80 ingénieurs en charge des applications et 120 ingénieurs de maintenance.