Quand la fabrication soustractive et additive ne font qu’un
Avec sa nouvelle machine hybride multitâche Variaxis j-600/5X AM, Mazak intègre la fabrication additive dans ses modèles.
En sortant une nouvelle machine hybride, Mazak propose un modèle « capable de construire une forme par ajout de matière et de l’usiner dans la foulée ». Avec le Variaxis j-600/5X AM, le constructeur japonais permet de gagner en productivité, en réduisant les temps de fabrication, éliminant la perte de matériau et en supprimant des opérations qui auraient été nécessaires, comme du moulage ou du formage. « De plus, ajoute-t-il, l’un des grands avantages de la technologie additive Mazak est de pouvoir déposer différents matériaux. » Ainsi, les utilisateurs seront en capacité de fabriquer des pièces « impossibles auparavant », en réalisant un revêtement de surface ou en ajoutant différents matériaux sur un composant d’origine. De plus, la technologie additive prend tout son sens pour la réparation de pièces complexes à haute valeur ajoutée.
Le Variaxis j-600/5X AM utilise la technologie additive « Wire Arc » sur un centre d’usinage vertical 5 axes, « permettant une fabrication additive plus rapide », précise Mazak. La tête de dépose « Wire Arc AM » est montée sur la poupée de la machine, afin de déposer la matière couche par couche, et d’approcher précisément la forme 3D finale. « La matière est déposée par un fil, ce qui est plus rapide que la dépose de poudre », relève le constructeur mondial de machines-outils.
Amplitude angulaire de 90° à -120°
Machine de « grande précision et haute productivité » avec une broche de 12 000 tr/mn et un axe B bénéficiant d’une amplitude angulaire de 90° à -120°, elle a été conçue à partir d’une structure mécanique rigide, et est équipée de guides linéaires à rouleaux et de vis globiques, avec roues à galets sur les axes rotatifs.
Piloté avec la CN SmoothX, le Variaxis est « facilement programmable », qu’il s’agisse de la partie additive que celle de l’usinage. Ce centre d’usinage multitâche hybride convient pour un large éventail d’applications, comme la fabrication ou la réparation d’hélices marines, de moules, d’outillage de forge ou de matériel de forage pétrolier.
Le groupe fondé en 1919 à Nagoya, au centre du Japon, souligne que toutes ses machines hybrides peuvent être facilement intégrées dans les systèmes de production connectés existants ou futurs d’un client, « pour une interopérabilité maximale » face à l’adoption croissante de l’industrie 4.0 dans le secteur manufacturier. En équipant ses machines additives de la commande numérique SmoothX, Mazak permet aux utilisateurs de « suivre en temps réel l’usinage, d’organiser la production et de livrer les pièces plus rapidement ». Ce qui entraîne une réduction de la chaîne logistique et des coûts indirects du travail (lire également, dans ce numéro, notre dossier consacré à la fabrication additive).