Prodways : première machine de forgeage additif
Prodways conçoit le forgeage additif rapide. Lors du salon du Bourget de juin 2017, Prodways Group, une filiale du groupe Gorgé, présentait la technologie RAF, pour Rapid additive forging. Destiné à la fabrication additive en 3D de pièces de grandes dimensions, le RAF va concurrencer directement les procédés de forgeage aéronautique, notamment de titane, en diminuant fortement le volume de copeaux à enlever et en réduisant les délais d’obtention. La machine d’impression 3D métal met en œuvre un robot développé avec Commercy Robotique, autre filiale Gorgé, spécialisée dans la soudure robotisée depuis plus de 40 ans.
Muni d’une tête avec buse de projection-fusion de poudre, le robot vient déposer des couches successives de métal sous atmosphère de gaz inerte. Pouvant déjà atteindre 700 mm, prévue pour plus de 2 000 mm, la pièce ainsi obtenue ne nécessite plus que quelques opérations de finition en usinage. Breveté, ce procédé offre une grande résistance mécanique aux pièces ainsi obtenues, sans trace de porosité. Suivant le partenariat stratégique signé début 2016 avec le sous-traitant aéronautique de premier rang Nexteam Group, dont le siège est à Marmande, dans le Lot-et-Garonne, la phase de qualification industrielle devrait commencer d’ici fin avril. Car la première machine Prodways RAF 3D printing system va être livrée en France, ce mois-ci, dans le cadre de ce partenariat.
Les tests sur diverses matière et géométries de pièces devraient se poursuivre durant un an, au moins. La livraison des premières pièces de structure aéronautique issues de cette technologie pourrait être effectuée en juin 2019. Pour des pièces de grandes dimensions, la méthode RAF révolutionnerait alors la manière de les produire, avec une grande économie de matière consommée, la suppression des outillages de forge et la réduction du délai global de fabrication. « Après les phases de qualification, quatre à cinq machines devraient être installées dans les ateliers de Marmande, suivant les besoins d’Airbus », confiait Frédéric Gentilin, directeur exécutif de Nexteam au quotidien Les Echos, courant mars.