Industrie : près de 5% de hausse du chiffre d’affaires
La Banque de France a rendu son rapport annuel de l’activité économique de la région Bourgogne – Franche-Comté en 2017, où le taux de chômage est bien en-dessous qu’en France métropolitaine.
A la mi-février, la Banque de France a livré les résultats de son enquête régionale sur l’activité économique de Bourgogne – Franche-Comté en 2017. Une région qui compte 2,817 millions d’habitants (au 1er janvier 2017) et qui occupe le 11e rang en France.
Dans l’industrie, le chiffre d’affaires a progressé de 4,8% et l’export a gagné 8%. « L’effet prix est limité à 1 ou 2% », relève la Banque de France, qui observe que la croissance des revenus est portée « majoritairement par le volume et non par la hausse des prix ».
Sur le front de l’emploi (tous secteurs confondus), le taux de chômage était de 8,4%, au 3e trimestre 2017, dans une région considérée comme étant la plus industrielle de France, avec plus de 17% de la population active travaillant dans l’industrie, selon les données de l’Insee, remontant à 2013. La Bourgogne – Franche-Comté affiche donc un taux de chômage plus faible qu’en France métropolitaine (9,4%). Mais avec des inégalités selon les départements : 7% dans le Jura, 7,9% en Côte d’Or, 8,3% dans le Doubs et 9,8% pour le Territoire de Belfort. Toutefois, « sur une année, le taux de chômage baisse dans tous les départements et plus rapidement qu’au niveau national », souligne l’institution monétaire, qui rappelle que le territoire se hisse au 3e rang des régions les moins touchées par le chômage.
Le taux de recours à l’intérim (rapport entre les effectifs intérimaires et salariés) est plus élevé en Bourgogne – Franche-Comté (5,2%) qu’en France métropolitaine (3,8%), dont les principaux secteurs utilisateurs étant l’industrie (50,7% des missions) devant le tertiaire (38,7%), la construction (10,2%) et l’agriculture. Pour cela, la région occupe la deuxième place en France, avec la « plus longue durée moyenne de mission (12,9 jours calendaires), juste derrière la région Grand-Est (13,1%) », selon l’antenne régionale de Pôle emploi.
L’enquête de la banque de France a été réalisée auprès d’un échantillon de 764 entreprises industrielles, représentant 98 163 salariés. Soit 69% des effectifs régionaux de l’industrie manufacturière.
L’indice régional du climat des affaires dans l’industrie a perdu 3 points et s’établit à 104 en mars, en raison essentiellement d’une demande moins dynamique et de prévisions plus modérées. En mars 2018, la production a progressé dans l’ensemble. Moins étoffés qu’en février, les carnets de commandes demeurent satisfaisants. Les prix des matières premières et des produits finis poursuivent leur augmentation modérée. Une légère érosion des effectifs est à noter. Les prévisions de production sont bonnes. Le taux d’utilisation des capacités de production s’est maintenu à 77%. La hausse modérée de la production industrielle s’inscrit dans la tendance observée ces derniers mois.