Former les régleurs de l’usine du futur
Le Cetim-Ctdec est sur le point de lancer une nouvelle formation de technicien de cellule autonome de production.
On souhaite anticiper les besoins du futur. Etre capable d’apporter une réponse RH dans la conduite des lignes autonomes de production. » C’est en ces mots que Pascal Roger, responsable commercial au Cetim-Ctdec, présentait à Machines Production, lors du Simodec, en mars dernier à La Roche-sur-Foron, le projet d’une nouvelle formation dédiée à la maîtrise d’une cellule de production intelligente, en cours de création à Cluses.
Le centre technique des industries mécaniques et du décolletage est à l’origine de la cellule de production intelligente et autoadaptative Usitronic. Un dispositif de pilotage des moyens et îlots de production du futur, qui permet de connecter les machines-outils, robots, moyens de lavage et de mesure tridimensionnelle et de contrôle. Une cellule « capable de s’auto-adapter aux évènements impactant la production : les pièces sont contrôlées en temps réel et les éventuelles dérives corrigées immédiatement », décrit le Cetim-Ctdec. « L’idée est de mettre une offre RH en face de l’offre technologique de ligne d’usinage intelligent », souligne Pascal Roger.
Alors que le CQPM 317 « technicien en cellule autonome de production » existe depuis peu, le centre technique a pu amender le référentiel de ce Certificat de qualification paritaire de la métallurgie, en y intégrant la dimension « usinage ».
550 heures de formation
Ainsi, le technicien ou la technicienne aura pour principale mission de régler la machine mais aussi de piloter toute la cellule composée d’équipements pluri-technologiques. Sur 550 heures de formation, le ou la candidate assurera donc le réglage et suivi de la cellule à la fois au niveau de la machine-outil, de l’unité de lavage des pièces, des robots de manutention et du contrôle. Mais aussi la programmation des moyens constituant la cellule, la maintenance de deuxième niveau, l’amélioration continue par la résolution de problème (gestion des non-conformités, mauvaise manutention…), et l’optimisation du temps de production.