Accord Chine-UE : ce que ça change pour l’industrie automobile européenne
Après des mois de bras de fer, Bruxelles et Pékin ont conclu, le 9 octobre, un compromis qui plafonne à 350 000 unités par an les importations de voitures hybrides chinoises dans l'Union européenne. Derrière cet accord, l’Europe explore une nouvelle façon de défendre son industrie, au risque de voir la concurrence chinoise s’installer au cœur même du continent.
Il y a un peu moins d'un an, Bruxelles renonçait au tout-électrique pour 2035 et rouvrait la porte aux motorisations hybrides. Pour l'industrie mécanique européenne, c'était l'assurance de conserver une part de moteurs thermiques, de boîtes de vitesses et de systèmes d'injection à produire pendant encore de longues années. Problème : la porte ouverte aux hybrides ne l'a pas été que pour les constructeurs européens. Leurs concurrents chinois ont également profité de l'occasion pour s'y engouffrer à une vitesse que personne n'avait anticipée. C'est pour colmater cette brèche que Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique,…contenu réservé aux abonnés
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