Pour l’intégrer sans se tromper
Avec la multiplication des initiatives, la fabrication additive s’impose et introduit une nouvelle donne industrielle. Mais comment l’adopter sans se tromper et sans risquer de perdre son investissement ? Le Cetim a mis au point une méthodologie d’accompagnement dans l’intégration de cette technologie de l’industrie du futur, qui s’adapte au contexte propre des entreprises.
Avec le médical en tête de pont, les exemples d’intégration démontrent la réalité de l’opportunité que confère la fabrication additive, et de nombreux projets ont déjà pris forme. À commencer par l’accompagnement de la société Tornier – aujourd’hui Wright – dans le cadre de la conception et de la qualification d’un implant orthopédique. Son site de Montbonnot (Isère) est d’ailleurs le seul certifié ISO 13485 pour la production par un procédé de fabrication additive dans le groupe Wright.
Ainsi, des questions « qu’est-ce donc ? » et « comment ça marche ? », il y a encore peu de temps, nous sommes passés à « comment faire ? » et « Ai-je intérêt à m’y mettre ? ». Peu de technologies peuvent se targuer d’avoir généré autant de bouleversements dans les façons de faire et dans beaucoup de secteurs, comme l’aéronautique, l’outillage, l’énergie, les biens d’équipement ou le textile. Et c’est justement ce qui suscite toutes ces interrogations.
Les experts s’accordent à dire d’ailleurs que la fabrication additive demande beaucoup d’attention, en raison du changement de paradigme technologique. Dans tous les cas, elle mérite qu’on s’y intéresse de près. Ce, pour peut-être ne pas laisser passer le train… Une problématique inscrite dans les gènes du Cetim : anticiper et apporter aux entreprises les moyens et les compétences pour accroître leur compétitivité.
Une démarche sur toute la chaîne de valeur
Second volet de sa réponse aux besoins en matière de déploiement de la fabrication additive, le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) propose à cet effet un accompagnement individualisé sur toute la chaîne de valeur. Adapté aux besoins spécifiques des entreprises – qu’il s’agisse d’une PME, d’une ETI ou d’un donneur d’ordres – et à leurs secteurs d’activités (médical, aéronautique, défense, énergie, etc.), cet accompagnement s’appuie sur trois fondamentaux.
D’abord, l’ingénierie technologique repose sur la mise à disposition de l’expertise et des moyens technologiques nécessaires à la réussite du projet. L’ingénierie projet propose, quant à elle, un suivi complet, depuis l’étude de faisabilité jusqu’à l’industrialisation de la solution. Opportunité, preuve de concept, industrialisation, suivi de production sont ainsi visés. Et l’ingénierie financière permet finalement de disposer d’un accompagnement au travers de dispositifs d’aides régionaux, sur les plateformes partagées, ou pour une initiative individuelle (Crédit d’impôt recherche, CIR).
Un accompagnement à la carte
Avantage majeur de cet accompagnement ? Il est à la carte, selon le niveau de maturité de l’entreprise. Il peut s’opérer de l’étude de faisabilité technico-économique, jusqu’à l’accompagnement à la certification en passant par le choix du couple matériau-procédé, l’ingénierie de conception et les outils logiciels, les preuves de concept, les post-traitements et les contrôles, qualifications et caractérisation.
Pour cela, une véritable stratégie d’intégration de la fabrication additive dans ses savoir-faire est nécessaire. Définition du business model, assistance à la maîtrise d’ouvrage, approche HSE, intégration dans l’atelier, montée en compétences sont mises en œuvre.