Une page se tourne
Depuis plus de trente ans, le guide des machines-outils à commande numérique de la revue Machines Production constitue une référence pour le secteur de l’usinage en France.
Il a évolué au cours des années, afin de prendre en compte les progressions successives vers l’usinage grande vitesse, multiaxes, multifonctionnel pour des machines-outils s’ouvrant à des besoins de plus en plus complexes, en termes de fonctionnalités, aussi bien qu’en automatisation et interconnexion.
Cette évolution touche aujourd’hui aux limites imposées par l’industrie 4.0, les cellules de fabrication auto-adaptatives, la montée en puissance de l’hybridation des techniques, la fabrication additive.
Le tournage, le fraisage, la rectification ou l’électroérosion sont des technologies matures et restent pérennes. La rédaction doit continuer à suivre leur évolution technologique. Mais ce sont des technologies au service d’un but, d’un projet final. Elles sont désormais à intégrer comme des briques dans une vision différente de la production, qui change tous les paradigmes précédents.
Cette vision doit partir des besoins, pour ensuite définir les moyens. Or les besoins exigent des adaptations presque individuelles, souvent customisés, à délai minima et au moindre coût.
La complexité fait partie du monde numérique globalisé qui s’ouvre aux fabricants de pièces mécaniques et de composants mécatroniques. Au travers de ses guides, par ses reportages, ses dossiers, ses rubriques, la rédaction de Machines Production doit trouver le bon chemin pour rendre plus simple, plus lisible cette complexité technologique.
Ce monde évolutif en permanence marie aussi bien, d’ailleurs, les technologies d’usinage que de formage, celles de fabrication additive que d’étincelage, pour des matières allant des métaux les plus durs aux matériaux composites à la fois souples et résilients.
L’intelligence artificielle, la robotique, le virtuel, les nanotechnologies constituent déjà notre quotidien. Alors que nombre de start-up fleurissent sur ce terreau favorable, la trans-industrialisation en cours laisse beaucoup de professionnels pantois sur l’avenir de leurs métiers.
C’est pourquoi, dans un monde de sur-communication sans barrière éthique, la rédaction de la revue Machines Production doit assurer un éclairage véritablement professionnel, vérifiant aussi bien la forme que le fonds d’une communication trop débridée.
En passant le relais à Jérôme Meyrand et à son équipe, je suis serein sur la réalisation de cette mission, pour cette revue que j’aime et que j’ai animé pendant 23 ans.
Je resterais naturellement à leurs côtés, afin de soutenir et accompagner une si belle entreprise, un si beau projet.
Toute l’équipe de la revue Machines Production vous souhaite de très belles vacances.