Machine-outil : un marché dynamique en Italie
2018, année record pour l’industrie italienne constructrice de machines-outils, robots et systèmes d’automation. Représentée par l’association Ucimu-Sistemi per produrre, cette industrie, qui a enregistré une croissance à deux chiffres dans tous les indicateurs économiques, a affiché l’an dernier une production représentant une valeur de 6 900 millions d’euros, en hausse de 13,4% par rapport à 2017. Selon le Centre d’études et de culture d’entreprise de l’association Ucimu-Sistemi per produrre, il s’agit de la cinquième année consécutive de croissance et, en termes absolus, d’un nouveau record pour l’industrie italienne de ce secteur.
« Le résultat a été déterminé à la fois par l’excellente performance des livraisons des constructeurs italiens sur le marché intérieur, qui a progressé de 21,1% à 3 270 millions d’euros, et par la performance positive des exportations, qui ont augmenté de 7,2% à 3 630 millions d’euros », a argumenté Ucimu, dans un communiqué.
En 2019, l’association transalpine prédit une performance de l’industrie de la machine-outil, robotique et de l’automatisation équivalente à celle de 2018, malgré un « contexte général défavorable », en raison notamment de « l’évolution positive des livraisons sur les marchés étrangers, qui devraient s’accroître ». Et de commenter : « Le marché intérieur ralentit nettement et sa tendance à la hausse semble avoir perdu l’élan auquel nous étions habitués au cours de ces dernières années. »
Le rapport du Centre d’études et de culture d’entreprise anticipe une production qui devrait atteindra 7 040 millions d’euros (+2%), « boostée par les exportations qui, attendues à la hausse de 5%, atteindront 3 810 millions d’euros ». Quant à la demande des utilisateurs italiens, celle-ci devrait s’arrêter à 5 630 millions d’euros (+0,2%). « Le caractère stationnaire du marché intérieur aura des répercussions tant sur les livraisons des constructeurs italiens, qui baisseront à 3 230 millions d’euros (-1,2%), que sur les importations, qui se fixeront à 2 400 millions d’euros (+2,1%) », analysent les auteurs du rapport.