ESPRIT en fabrication additive
Lors des journées RAFAM (Rhône-Alpes Fabrication Additive Métallique), de nombreuses questions au sujet de ces technologies ont trouvé leurs réponses. En termes de programmation des machines, cet éditeur mondial apportait les siennes.
Lors des journées RAFAM de Saint-Etienne, tous les aspects de la fabrication additive (FA) métallique ont été abordés, ou peu s’en faut. Question encore délicate il y a peu de temps, la programmation des machines FA par procédés SLM ou DMD (voir lexique en encadré) est désormais plus abordable, pour ne pas dire facile. Mais ce sont souvent des logiciels propriétaires, développés par les constructeurs de machines eux-mêmes, qui peuvent bloquer ainsi les utilisateurs sur une seule marque, ou les obliger à posséder plusieurs logiciels. Les développeurs du logiciel de programmation Esprit by DP Technology suivent de près ces technologies. Bien que la société soit basée en Californie, ces développements se font aussi en France, avec des partenaires. Nicolas Beraud, de DP Technology, collabore ainsi avec Frédéric Vignat de l’INP de Grenoble. Lors des journées RAFAM, sa conférence a permis de mieux comprendre les interactions entre CAO et FAO en Fabrication additive.
Deux technologies, deux solutions
Basé sur une architecture ouverte, le logiciel de programmation Esprit est déjà prêt pour l’industrie 4.0. Programmation automatique, intégration des cinématiques des machines, simulation de collision de dernière génération, connexion au Cloud, sont quelques-uns de ses points forts de cette FAO permettant la programmation de toutes les technologies soustractives, par usinage. Dans le cadre d’une montée en puissance certaine des technologies additives, la stratégie de l’éditeur consiste donc à développer les capacités d’Esprit, afin de fournir un seul logiciel de programmation et simulation pour les technologies soustractives et additives, depuis la conception, jusqu’à la pièce finie.
Or il existe deux formes principales de fabrication additive, la fusion de couche sur lit de poudre et la déposition directe de métal sur une pièce support. Pour répondre aux impératifs de la première technologie (SLM) l’intégration directe d’Esprit dans le logiciel de CAO Solidworks s’est révélé un atout de premier ordre. Effectivement, la fabrication additive SLM nécessite de concevoir la structure latice (nesting) ou pleine de la pièce, son orientation sur la machine et les supports nécessaires à la création des couches, en fonction de la géométrie voulues et des surfaces fonctionnelles. La CAO s’impose alors en premier lieu. Complètement intégré à Solidworks, ESPRIT prend le relais ensuite facilement, afin de permettre la programmation rapide des différentes phases de fusion laser, couche après couche.
La fabrication additive par procédé DMD demande une programmation qui est beaucoup plus proche de celles requises pour un usinage. Effectivement, il s’agit de déplacer dans l’espace la buse de projection de la poudre et du faisceau laser, en direction d’une pièce à la position connue, pour réaliser un volume. En gros, c’est un vidage de poche, mais à l’envers. Le logiciel avancé Esprit possédait déjà toutes les fonctionnalités en termes de programmation de mouvement 5 axes pour répondre à ces besoins. L’intégration des commandes simultanées de projection de poudres et de commande du faisceau laser ne furent ensuite qu’une formalité pour les développeurs, ou presque.
Et plus encore dans les apps
L’éditeur ne s’est pas contenté de développer les fonctions de conception de la pièce, de programmation des phases additives et de simulation thermique en FA SLM et DMD. Plusieurs applications intégrées dans son ESPRIT Additive Suite en font aussi un logiciel interactif pour tous les acteurs de cette chaîne de création de valeurs. L’application contrôle du procédé et celle de gestion du savoir-faire en sont les deux piliers. Elles permettent, par réseau interne ou via le Cloud, d’échanger les données relatives à la FA (suivi, traçabilité, etc..), d’enrichir les connaissances du groupe concerné et de trouver des solutions communes. L’histoire de la FA ne fait que commencer et, déjà son Esprit est là.