La fabrication additive sous l’œil des chercheurs
Pour assurer aux industries de pouvoir bénéficier des avancées des technologies de l’impression 3D, un accord inter-IRT (institut de recherche technologique) a été signé, fin 2016, au sein de FIT, l’association (French institutes of technology) qui fédère les IRT, afin de créer « les conditions d’une optimisation des activités des IRT (ceux Jules Verne, M2P, Saint-Exupéry et SystemX, Ndlr) dans le domaine de la fabrication additive pour relever le défi stratégique du développement de ces technologies notamment au bénéfice des industries aéronautique et spatiale ». Et l’organisation du dernier salon international de l’aéronautique et de l’espace à Paris Le Bourget, fin juin, a permis de mettre en lumière les premières activités de cet accord baptisé FIT-Additive Manufacturing.
Ainsi, une cartographie, identifiant les domaines d’expertises des IRT, a été créée, afin de montrer la couverture globale de compétences offerte : de la maîtrise des poudres (matière première de certains procédés) jusqu’aux traitements de surface, en passant par le développement des procédés, la simulation et la métallurgie physique et mécanique des matériaux transformés. Mais aussi la structuration de bases de données nécessaire à la gestion des grandes quantités de données sur les matériaux, à leur comparaison et à des analyses globales partagées. La coordination des investissements et la mutualisation des moyens, ainsi que des échanges en temps réel sur les résultats des projets figurent également parmi les premières actions mise en place.
Impliqué dans la création des IRT, Safran soutient cette initiative. Laquelle « permet de renforcer l’action de recherche dans le domaine de la fabrication additive », souligne Thierry Thomas, directeur de Safran Additive Manufacturing.