Vous avez dit 5 ans ?
La garantie constructeur s’élargit à cinq ans pour les fraiseuses Nicolás Correa.
La bataille chez les constructeurs automobiles bat son plein : entre les garanties proposées jusqu’à 5 voir 7 ans, avec ou sans kilométrage illimité, des formules de leasing … tout est fait pour que le client soit satisfait de son achat. Dans les usines, cette approche devient également réalité.
Montée en puissance de la garantie
Chez Nicolás Correa, concepteur et fabricant de machines de fraisage à Burgos (Espagne), les offres incluent une garantie de 5 ans comme standard. Le client s’engage à faire réviser sa fraiseuse chaque année, permettant ainsi de changer des composants d’usure si nécessaire. Ce concept est largement apprécié, car de cette manière, le client ne risque aucun arrêt de fabrication pendant toute cette période. Cette extension de garantie n’entraîne aucun coût supplémentaire. M. Correa, président du groupe, confie : « Nous sommes passés d’une garantie de trois ans sur l’équipement à cinq ans, et nous n’avons pas détecté de différence. C’est la raison pour laquelle nous proposons pour tout nouveau contrat une extension de garantie. Ainsi, nos clients ont l’assurance que leur équipement fonctionnera dans les meilleures conditions, pendant toute cette période. »
Autre point fort : la haute capacité d’enlèvement de copeaux, pilier de la stratégie de Correa. Une fraiseuse doit pouvoir utiliser toute sa puissance dans des usinages difficiles et complexes. Il est inutile d’avoir une grande puissance dans la broche, si la machine ne peut pas changer ces kilowatts en volume de copeaux d’une manière stable. Pour garantir une précision sans faille, ils utilisent des systèmes mécaniques pour régler la géométrie de la machine. La technologie UAD maintient la géométrie de la tête, grâce à un système de rotation et de refroidissement de la tête et un cycle automatique de correction des dilatations des têtes. Contrairement à certains producteurs, Nicolás Correa a toujours conçu et développé ses têtes de fraisage depuis ses origines. Comme c’est l’élément le plus important dans une fraiseuse, cette différence est non négligeable.
« Il y a quelques années, nous disposions d’un certain temps entre la réception d’un cahier des charges et la mise en production. Aujourd’hui, la situation a complètement changé : l’offre doit être réalisée dans des délais assez courts, le temps de livraison doit être minimisé, explique Nicolás Correa. Ensuite, nous accompagnons le client depuis l’installation jusqu’à la mise en production, afin qu’il puisse prendre en main sa nouvelle installation dans les meilleures conditions possibles. Pour certains clients, cela se passe quasiment sans assistance, car ils ont déjà un savoir-faire avancé, pour d’autres, nous intervenons sur place. Ceci est principalement le cas si de nouvelles matières sont travaillées ou si la stratégie d’entreprise a changé. Ceci crée un véritable lien, qui perdure dans le temps. »
Autre point qui a changé la vie de cette entreprise. M. Correa se rappelle d’une période où plus de 30 machines quittaient l’atelier chaque mois, aujourd’hui leur nombre est réduit : 7 à 8 machines par mois seulement. Ceci s’explique par le fait que les fraiseuses sont devenues de plus en plus grandes et complexes, avec de plus en plus d’options comme les changements de têtes automatisés, par exemple.
Les investissements à venir
La fermeture de leur usine dans le nord du pays a automatiquement augmenté la charge de travail à Burgos. Des investissements importants sont prévus pour améliorer la structure actuelle de l’atelier, avec un agrandissement pouvant aller jusqu’à 25% de leur surface, ainsi qu’un renouvellement des machines de production, dont certaines pourraient devenir obsolètes dans les années à venir. Nicolás Correa se montre confiant pour l’avenir. « Notre carnet de commande laisse présager que nous allons atteindre nos objectifs cette année, et les prévisions pour 2018 sont d’ores et déjà excellentes. Nous avons une grande confiance dans le marché actuellement. Le marché allemand était un peu à la traîne, ces dernières années, mais nous sommes en train de regagner du terrain. Notre positionnement sur le marché italien se confirme de plus en plus, comme partout en Europe. Et nous portons un regard particulier sur le marché en Chine, où le potentiel est énorme pour nous. Plus de 300 machines sont déjà installées dans ce pays. La grande crise industrielle que nous avons traversée, ces dernières années, semble être loin, nous recevons des signaux positifs de tous les marchés. »
Et le marché français ?
Juan José Martín, responsable export pour la France, confirme également un nouveau démarrage. « Pendant les années de crise financière, le manque d’investissement s’est fait ressentir. C’est particulièrement depuis l’année 2017 que nous avons constaté une hausse de la demande en France, principalement venant de grandes structures, mais également du marché en règle générale. Le marché français représente 25% des ventes de Nicolás Correa. »