Chez Spéma, l’outil accélère la productivité
Afin de rationaliser ses coûts, l’entreprise spécialisée dans l’usinage des outillages a complété son organisation en créant un poste de responsable process et outils. Et s’est appuyée sur l’expertise de Mitsubishi Materials pour réduire le temps de passage de la pièce sur machine.
À Issoudun (Indre), Spéma est une société de mécanique de haute précision, spécialisée dans l’usinage d’outillages et de pièces en petites séries. Une première collaboration avec le fabricant d’outils Mitsubishi Materials s’est amorcée en 2003. A l’époque, Spéma avait pour objectif de réduire le temps de passage de la pièce sur machine, en limitant le nombre d’opérations, remettant en cause tout le processus de fraisage. « Il fallait associer, dans un même moyen de production de type centre d’usinage, la partie ébauche et la finition », se souvient-on au sein de cette entreprise fondée il y a 50 ans. Plusieurs essais comparatifs ont permis de pouvoir sélectionner les fraises en carbure monobloc VF de Mitsubishi Materials pour équiper les centres d’usinage.
« La technicité des fraises monobloc proposées par MMC Metal France (la filiale française du fabricant nippon, Ndlr) a permis de revoir l’ensemble du cycle d’usinage. Pour la phase ébauche et semi-finition, la gamme VF offre un excellent débit matière de par sa rigidité et ses angles de coupe anti-vibration, témoigne le responsable de l’atelier Spéma. Nous avons pu augmenter sensiblement les vitesses d’avance et baisser le temps de passage sur machine. »
Haut niveau de fiabilité
Issue de la même famille de fraises monobloc, la série VF2 est dédiée aux usinages de finition. Un outil qui a permis à Spéma d’obtenir « de meilleures qualités et une précision maîtrisée avec une parfaite répétabilité des valeurs mesurées ». Le responsable de l’atelier reconnaît qu’il ne s’attendait pas à un aussi haut niveau de fiabilité, liée à la longévité des outils. « Rapporté au nombre de pièces produites, le coût d’un outil de qualité est avantageux, poursuit-il. Et de se féliciter d’avoir « atteint notre objectif d’optimisation des temps machines, tout en réduisant le nombre d’opérations par pièce ».
Alors que l’entreprise certifiée EN9100 et ISO 9001 a la volonté d’offrir une réactivité « inégalée » sur les délais de livraison d’outillages neufs ou de maintenance, elle a poussé ses partenaires « aux limites actuelles des technologies d’usinage ». MMC Métal France peut en témoigner : « Comme condition première, il était absolument nécessaire d’usiner dans la masse un acier déjà traité à 62 HRC. » Et de citer le cas d’un poinçon, dont l’empreinte représentait 150 mm3, où la précision attendue devait être inférieure à trois microns. Yoan Avinain, technico-commercial MMC Metal France, avait retenu « une solution d’outils complémentaires pour approcher le profil de la pièce en balayages successifs, puis effectuer la finition miroir dans le respect de tolérances géométriques limitées à deux microns ».
Etat de surface inégalé
L’opération fut un succès, « aux limites de ce qui est atteignable en fraisage », combinant le savoir-faire en programmation et celui d’« opérateurs rigoureux au service d’un protocole millimétré permettant à la machine ultraprécise d’être réglée sans variation de température ». Dans la même série, les fraises VF2, de 0,2 à 20 mm de diamètre, conçues pour les opérations de finition de très grande précision, ont été fournies avec une tolérance de la forme hémisphérique, promise par Mitsubishi Materials, de 5 microns. Selon le fabricant, les propriétés du revêtement Impact Miracle offrent un état de surface inégalé en fraisage, avec un indice Ra 0,2. Si, grâce à un indice de frottement minime, ce revêtement préserve l’outil, il lui garantit aussi une plus longue durée de vie, que le Japonais réussit à la multiplier par deux, face à la concurrence, assurant la fiabilité au process et garantissant une bonne répétabilité.
Loin de s’arrêter sur ce succès, le spécialiste des stratégies d’usinage et son partenaire MMC Metal France continuent d’apporter des solutions industrielles gagnantes. Comme ils ont pu en témoigner avec la nouvelle fraise CBN2 en ébauche, dont le gain en consommation d’outillage a été multiplié par quatre, tout en réduisant de 25% le temps de cycle. Ou encore avec la VFR2 Impact Miracle Révolution Fini Miroir, ainsi que les plaquettes CBN Mitsubishi Materials, lesquelles « ont permis d’atteindre des Ra de 0,15 micron ».