L’impression 3D entre dans une nouvelle ère
CADvision fournit toutes les technologies de CAO et d’impression 3D à partir de la conception, en passant par le prototypage, les simulations, jusqu’à l’outil de production et le produit fini. De nombreuses sociétés font appel à leurs services, venant d’horizons aussi différents que le prototypage de semelles de chaussures, cartes électroniques, d’outils, de pièces entières réalisées en impression 3D, même en métal, pour ne citer qu’eux.
La fabrication 3D : une nouvelle technologie ? Stéphane Giron, responsable de l’agence Ouest de CADvision, fait une mise au point. « Il faut garder à l’esprit que la technologie d’impression 3D n’est pas si nouvelle que cela. Elle a fait ses débuts il y a une trentaine d’années. Les débuts de l’impression 3D ne furent pas faciles, car les sociétés peinaient à s’approprier cette technologie, ne sachant pas comment l’intégrer au sein de leurs sites de production. Du côté de CADvision, cela fait maintenant une quinzaine d’années que nous sommes un acteur global dans ce domaine, assurant le conseil, la vente, la mise en œuvre et le service après-vente de ces machines. En tant qu’intégrateur, nous bénéficions du recul nécessaire pour positionner cette technologie sur les différents marchés qui ont des besoins spécifiques. »
Une chose est certaine : la révolution industrielle liée à la modélisation n’a plus besoin de faire ses preuves. On parle désormais de la modélisation unifiée collaborative, qui inclut la mécatronique, la mécanique industrielle, la biomécanique, la plasturgie… en passant également par la fabrication additive. Il est désormais possible de créer des modèles précis et réalistes, de simuler des prototypes avec des matériaux ciblés, de créer en quelques heures ses propres outillages sur-mesure, et de fabriquer même des pièces de production aux caractéristiques variées.
La stratégie de CADvision réside dans l’aide à appréhender ces sujets, pour choisir le bon investissement stratégique en fonction du besoin client. Elle dispose d’une gamme de machines très étendue, garantissant la répétabilité, des matériaux très uniques, et la capacité de produire de pièces avec des volumes allant jusqu’à 1 m2.
Imprimer un organe humain
Un bon exemple – même si cela peut surprendre – c’est le secteur médical. En effet, pour appréhender des interventions chirurgicales, les chirurgiens commencent à utiliser la technologie 3D pour imprimer au préalable un organe, avec des tumeurs par exemple, pour mieux anticiper une opération. Certes, il y a l’imagerie médicale qui donne certes des informations essentielles, mais on obtient un meilleur résultat lors de l’opération, si l’organe a déjà été imprimé en 3D. Cette pièce permettra au chirurgien de simuler l’opération en amont.
Dans l’aéronautique, la panoplie des matériaux utilisés est très variée : de l’aluminium, des alliages résistant à la corrosion, des composites. Là aussi, CADvision propose de multiples solutions. Ici, ce sont des pièces en thermoplastique de différents grades qui sont utilisées, ainsi que des photopolymères, qui sont en fait des résines, qui permettent par mimétisme d’avoir plus ou moins le même comportement que certaines pièces qui sont faites en prototypage.
« Absence de copeaux »
La grande nouveauté de cette année sera une machine d’impression 3D pour du métal. Il s’agit d’une réelle rupture technologique par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Par le passé, un coût d’environ d’un million d’euros était facilement atteint en termes d’investissement. Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle technologie, l’achat d’une machine d’impression métal – qui s’installe tout simplement dans une pièce dédiée – sera de l’ordre de 150 000 euros, pour un résultat similaire. Il s’agit ici d’une réelle rupture technologique.
Stéphan Giron ajoute : « Bien entendu, les centres d’usinages vont garder leur utilité, ils ne vont pas être remplacés par les machines d’impression 3D, mais leur utilisation se fera en parfaite complémentarité. L’avantage de cette nouvelle technologie ne réside pas uniquement dans le faible coût lors de l’investissement. Bien entendu, on obtient des gains en coûts de fabrication, l’absence de copeaux, mais également une réduction en ce qui concerne les besoins en outils pour les centres d’usinage. »
Pour les industriels, c’est souvent le nerf de la guerre : dans quelle mesure est-il intéressant d’accepter une commande pour des petites séries ? L’acquisition de nouveaux outils : quelle rentabilité à terme ?
CADvision travaille en étroite collaboration avec un fabricant de premier ordre : la société Stratasys, dont la part de marché représente 60% du marché au niveau mondial. CADvision accompagne les clients en France, ayant une trentaine de machines à proposer en fonction de leurs clients. Avec ses 45 collaborateurs, ils jouent le rôle de conseil et d’expertise jusqu’au service après-vente.