Chez SUM, on usine sur Spinner
L’entreprise d’usinage implantée dans la Marne explique pourquoi elle fait confiance aux tours et centres d’usinage allemands que distribue en France l’importateur meusien Realmeca. Reportage.
Au 8 avenue du Maquis des Glières, à Saint-Memmie (Marne), la Société d’usinage mécanique (SUM) se distingue par une forte réactivité, qui s’appuie sur un incontestable savoir-faire, et surtout sur un investissement dans ses moyens de production.
Ce spécialiste des pièces complexes a su moderniser son outil productif, « le but étant de monter techniquement en compétence en termes d’usinage, de manière à pouvoir suivre l’évolution technologiques des pièces que nous confient nos clients », justifie Cédric Cames, le gérant de SUM, entreprise fondée en 1978. L’usineur s’est également spécialisé, en septembre 2015, dans l’étude et la réalisation de raccords tournants, des produits développés sur cahier des charges clients, précise SUM.
Ce besoin de moderniser le parc machines est né d’une demande croissante des clients de sous-traiter des pièces de plus en plus complexes à usiner. Et c’est auprès du constructeur allemand Spinner que Cédric Cames a souhaité s’appuyer. « Si je prends l’ensemble des consultations de nos clients, c’est la marque Spinner qui nous paraissait la plus appropriée pour réaliser leurs pièces, explique M. Cames. Car pour moi, le cahier des charges en tournage, ça doit passer par une tourelle 16 postes et du Siemens pour la commande numérique. Rien qu’avec ces deux paramètres-là, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de fabricants qui savaient répondre à cela. » SUM a acquis, en 2012 puis en 2016, deux tours 4 axes Spinner TC 600, une marque importée en France par le constructeur meusien de machines-outils Realmeca.
Cinq modèles Spinner
« Pour le fraisage, poursuit le gérant, nous voulions une machine équipée d’une CN Heidenhain, avec une table fixe mais un plateau rotatif indépendant. Là aussi, ma sélection a fait apparaître seulement deux constructeurs, dont Spinner. »
Et ce sont au total cinq Spinner qui équipent désormais l’atelier de SUM. En plus des tours TC 600 avec axes de fraisage Y et C, une commande numérique Siemens et une tourelle 16 postes, on trouve deux autres tours Spinner TS 66 LMC et MT 500/1000, un centre d’usinage U5-1520, 5 axes et CN Heidenhain, avec table fixe et plateau de 620 mm de diamètre, pour des courses de 1 520 mm x 500 mm x 610 mm. « Cette machine offre la possibilité d’usiner des pièces en réduisant considérablement le nombre de reprises et de pouvoir travailler avec les 5 axes en continu pour des pièces de formes complexes », explique SUM, sur son site Internet.
Dans le centième
Cédric Cames ajoute : « Nous essayons de toujours évoluer techniquement avec des axes supplémentaires sur nos machines. De plus, nous travaillons dans le centième, donc nous achetons systématiquement des machines capables d’atteindre une telle précision, et nous avons pu constater que les Spinner gardaient la même précision sur le long terme. »
Si M. Cames souhaitait un tour avec une tourelle 16 postes en VDI, c’est aussi parce que « nous avons choisi la flexibilité et la rapidité de mise en œuvre d’une telle machine », grâce également à la commande numérique conversationnelle, qui permet de programmer plus rapidement le tour. Quant au centre d’usinage Spinner, Cédric Cames a pu réduire de 20 à 30% les temps de lancement d’une production par rapport aux autres centres d’usinage de l’atelier. « La puissance de la broche du Spinner U5 nous permet de monter d’autres types d’outils, que nous ne pouvions utiliser sur les autres centres d’usinage. Du coup, nous avons gagné en productivité. »
L’usineur marnais a pu constater que ses machines Spinner « tombaient très peu en panne, que ce soit sur la partie mécanique qu’électronique ». Et comme le souligne si justement Cédric Cames, « le meilleur SAV, c’est quand même celui que l’on n’appelle jamais ». Toutefois, il est bien arrivé au gérant de SUM de faire appel au service après-vente de Realmeca. « Nous sommes parvenus à régler tous les problèmes, soit directement par téléphone soit par une intervention d’un des techniciens de la maintenance. » Et d’avoir constaté qu’il s’agit d’abord d’un personnel compétent, très souvent des « usineurs à la base, ce qui se ressent très vite lorsqu’ils interviennent sur place pour nous dépanner ». Et de conclure : « Quand ils arrivent dans une entreprise comme la nôtre, ils ne sont pas en terrain inconnu. »