Lyonbiopôle, un pôle à vocation mondiale
La région Auvergne Rhône-Alpes abrite un des pôles de compétitivité parmi les plus dynamiques, dans le domaine de la santé. Même si le sujet semble éloigné des préoccupations mécaniciennes de nos lecteurs, ce secteur est porteur d’avenir pour toute la filière.
Lyonbiopôle est le pôle de compétitivité santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. A ce titre, il soutient les projets et les entreprises du secteur. Il a pour vocation de renforcer le développement d’innovations technologiques, produits et services pour une médecine personnalisée au bénéfice des patients. Dans ses quatre missions stratégiques, le développement des dispositifs médicaux et technologies médicales l’ont mené à construire un partenariat de premier plan avec les rencontres Medi’Nov (lire notre article dans ce numéro). « Notre offre d’accompagnement vise à stimuler l’innovation, accompagner le développement des PME concernées, se développer à l’international et proposer une offre d’infrastructures de haut niveau », nous disait Hugo Veysseyre, chargé d’affaires PME, lors de cet événement. « Expert du médical, Lyonbiopôle est aussi un facilitateur de contacts nationaux et internationaux pour ses 230 adhérents, dont 190 PMI, ETI et grands groupes », soulignait-il. Le pôle de compétitivité participe ainsi à une centaine d’événements par an. Labellisé en phase 4.0 des pôles de compétitivité pour la période 2019-2022, il fait partie des 48 pôles à avoir reçu cette reconnaissance pour le travail accompli et les résultats obtenus lors de la phase 3.0.
« Dès aujourd’hui, avec Smart Med, Lyonbiopôle s’appuie sur son ancrage territorial pour renforcer sa visibilité européenne et internationale », soulignait Emilie Roméo, responsable des affaires européennes et présente sur un stand dédié, lors de Medi’Nov. « Nous voulons développer des partenariats européens au sein de l’écosystème santé. Le réseau international des acteurs de l’innovation doit être renforcé, de nouveaux guichets de financement internationaux seront approchés et une activité de lobbying européen à Bruxelles sera portée par les pôles santé français, grâce à un recrutement dédié », disait-elle également.
« Les défis de la santé de demain »
L’accompagnement vers de nouveaux marchés pour les entreprises de l’écosystème sera également poursuivi, via l’approche Metacluster européen et les réseaux gateways. Le pôle veut ainsi accompagner des projets structurants afin de soutenir le développement des filières santé de son écosystème, comme celui d’un Institut sur l’intelligence artificielle à Grenoble. « Pour cette phase 4.0, Lyonbiopôle souhaite clairement affirmer son leadership national et européen et son positionnement de hub santé d’un écosystème innovant », explique par ailleurs Florence Agostino-Etchetto, directrice générale de Lyonbiopôle. « Notre objectif pour les 4 ans à venir est de relever, avec l’ensemble de notre écosystème, les défis de la santé de demain. » Un rapprochement possible avec le pôle medtech de Bourgogne Franche-Comté laisse envisager des actions régionales encore plus fortes. Ce leadership annoncé mérite d’être surveillé de près, car il devrait jouer un effet d’entraînement sur toute la filière, y compris de fabrication des dispositifs médicaux.