L’industrie à la française plaît aux investisseurs étrangers
Sur la scène industrielle mondiale, la France n’a pas à rougir des autres grands pays manufacturiers. Bien au contraire. Gaulois que nous sommes, nous avons raison d’affirmer que notre pays a été, et est encore, une importante terre d’accueil des investissements étrangers. D’ailleurs, c’est ce qui figure en conclusion de la première édition du célèbre cabinet d’audit financier EY (ex-Ernst & Young) de son baromètre dédié à l’attractivité industrielle de la France pour les investisseurs étrangers.
Laquelle vient confirmer, qu’en 2017, l’Hexagone restait toujours la « première destination européenne en nombre d’investissements étrangers dans des sites de production ». Selon EY, c’est bien l’industrie qui capte le tiers des projets d’investissement étranger dans notre pays. Lequel occupe le premier rang en Europe, avec 323 projets industriels menés par des investisseurs étrangers en 2017, contre 216 au Royaume-Uni et 163 outre-Rhin.
Alors que ce potentiel économique étranger en France est synonyme de richesse et d’emplois, il faut tout de même reconnaître que le coût horaire du travail continue d’être le caillou dans la chaussure de la France. Toutefois, la progression du coût horaire du travail dans le secteur marchand, qui intègre l’industrie, a été, depuis 2012, plus modérée en France qu’en zone euro (+5,4% contre +7,1%) et en particulier qu’en Allemagne (+11,4%), relève l’étude d’EY. Selon Eurostat, le coût d’une heure chargée dans l’industrie était, en 2017, de 38,8 euros en France et de 40,2 euros, chez nos voisins allemands.
Les auteurs du baromètre laissent entrevoir que la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allégements de charges en 2019 pourrait réduire le coût du travail en France dans certains secteurs. « La fiscalité pesant sur l’industrie reste élevée, mais évolue dans le bon sens. Les dirigeants le reconnaissent en diminuant de 12 points leur reproche sur le poids de la fiscalité en France entre 2017 et 2018 », écrivent-ils.
Bonne nouvelle : la capacité d’innovation et de recherche reste « l’atout majeur de l’attractivité de la France pour 38% des dirigeants étrangers interrogés ». En 2017, on dénombrait 78 nouveaux centres de R&D, ce qui représente une hausse de 53% contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne. L’initiative French Tech, visant à soutenir les start-up numériques labellisées par le gouvernement, qu’elles soient implantées en France ou en dehors de nos frontières, demeure un atout supplémentaire pour l’attractivité de notre pays. Et c’est une partie de ces start-up que vous pourrez rencontrer dans l’espace Smart Industries, du salon Global Industrie, du 5 au 8 mars à Lyon, où le stand de Machines Production vous fournira de la lecture autour d’un café. On vous attend !