Le futur de l’industrie est sur » Smart Industrie »
Plus connectée, plus intelligente, plus réactive et efficiente, c'est ce que doit devenir l'industrie pour réussir en France. Ce processus, déjà en marche depuis des années, va s'accélérer. Les unités de production " à l'ancienne " disparaissent pour faire place à des usines plus légères, plus souples, capables de s'adapter en temps réel à la demande du marché. C'est la seule issue si l'on veut voir revenir des productions et l'emploi industriel dans notre pays.
Pour aider les industriels à se motiver et à sauter le pas, l’Industrie du Futur a son salon. Du 6 au 9 décembre 2016, la deuxième édition de » Smart Industrie « , organisée par GL Events, se déroulera à Paris Nord Villepinte, simultanément avec le MIDEST. Cette année, l’accent sera mis encore davantage sur le numérique et les services, mais intégrera aussi les savoir-faire français en provenance des donneurs d’ordre ou des laboratoires de recherche. La place réservée aux Start-up sera agrandie. L’attractivité des métiers sera mise à l’honneur avec Génération Smart-Industries. Une dynamique qui intégrera aussi d’autres événements centrés sur la thématique de l’Industrie du Futur au sein de » Convergence pour l’Industrie du futur « . Plus de 7 000 visiteurs sont attendus à la rencontre des 300 exposants pour 4 jours de business intense. Des conférences et des retours d’expérience seront mis à l’honneur, ainsi qu’un concours » Génération Smart Industries » et un congrès » Connect+Event « .
Développer tout le potentiel des objets industriels connectés
Plus d’innovations et plus d’usines, mais il ne faut pas se leurrer, ce qui motive avant tout les industriels à investir dans ces solutions est l’espérance d’un retour sur investissement rapide. Le ROI doit donc être suffisamment attractif. En effet l’investissement dans l’Internet des objets connectés industriels va coûter cher aux entreprises. Il pourrait atteindre 500 milliards de dollars à l’horizon 2020. Mais les résultats positifs envisagés sont déjà prouvés par de nombreuses enquêtes. Les entreprises qui font le choix de l’automatisation et de techniques de production plus souples voient leur productivité améliorée d’au moins 30%. En optant pour la maintenance prédictive des actifs, les entreprises peuvent gagner environ 12% par rapport aux réparations planifiées, tout en évitant 70% des pannes, réduisant ainsi les coûts généraux de maintenance de l’ordre de 30%. Quand on parle de robots, le numérique va dans le bon sens. Pour l’assemblage, par exemple, de nouvelles générations de cobots connectés vont de plus en plus travailler avec l’homme, à côté de lui et pour lui, afin de l’aider et de le décharger des tâches répétitives ou pénibles. L’usine connectée passe aussi par l’écologie. 28% de la consommation électrique dans le monde résulte des 300 millions de moteurs électriques installés. Ce qui représente quand même 12% des émissions de CO2. Les entreprises s’y intéressent enfin et cherchent à mieux comprendre cette consommation. De son côté ABB a développé un senseur connecté qui se pose simplement sur un moteur et permet de vérifier s’il est sur ou sous-dimensionné et s’il nécessite un entretien. Des gains considérables en consommation d’énergie pourront ainsi être réalisés avec ce simple capteur.
Se poser les bonnes questions
Les entrepreneurs doivent faire évoluer leur modèle économique et se poser la question de leur positionnement dans la chaîne de création de valeur, penser au basculement de leur métier vers les services, revoir l’organisation de leur flux de production lié à des usages d’achat en mutation. Avec l’Industrie du Futur, nous sommes dans un système global interconnecté de la conception à la fabrication. En comparaison, l’Industrie 3.0 représente la phase de l’intégration verticale, avec l’automatisation systématique des processus et des machines qui ne communiquent pas encore entre elles. Dans le monde 4.0, elles se » parlent « . Des technologies comme l’Internet des Objets, le BigData Analytics ou la cobotique vont rendre les usines plus efficaces. Si cette migration se fera par étapes, tout responsable, quels que soient la taille de son entreprise et son secteur d’activité, doit prendre date dès aujourd’hui. Bien que cette révolution soit un peu déconcertante, toutes les entreprises doivent se poser les bonnes questions. Smart Industries les aide à faire un pas vers les bonnes réponses.
Cette nouvelle industrie ne se fera pas sans la jeune génération. Dans cette optique, les organisateurs du salon ont oeuvré afin d’impliquer le corps enseignant. Ce salon se veut » fun » pour attirer les jeunes et il y aura bien une compétition organisée » Génération Smart-Industries « , pour les jeunes (Bac+2/+3). Deux sessions de deux jours où, à chaque fois, il y aura une dizaine d’équipes d’environ 6 personnes chacune en compétition. Des prix seront décernés en fin de salon. Des » Awards » seront également remis aux exposants, par l’ensemble des visiteurs.