Hurco illustre la convivialité de ses centres
Lors du salon Global Industrie, le constructeur américain démontrait avec originalité la facilité de pilotage de ses centres. Les observateurs attentifs n’en oubliaient pas pour autant la robustesse de leur mécanique.
Créée en 1991, la filiale française du constructeur américain Hurco reste discrète et pourtant efficace, à l’image de son gérant, Philippe Chevalier. Pourtant, Hurco Sàrl peut se targuer d’une croissance de 19,7% entre 2017 et 2018, pour affleurer un chiffre d’affaires de 13,4 millions d’euros l’an dernier. Passionné de moto, Philippe Chevalier a décidé de laisser le champ libre à un jeune ingénieur dont la formation s’est faite par alternance, afin de préparer une attraction pour le salon Industrie Lyon. Il lui a confié les centres d’usinage et tours du show-room de Goussainville en fin d’année 2018. Afin de prouver sa facilité de programmation, il devait refaire avec ceux-ci la plupart des composants d’une moto de trail ancienne et remonter celle-ci. Visible sur le stand du salon, le résultat a visiblement attiré bon nombre de visiteurs. Ceux-ci ne tardaient pas à s’intéresser également au nouveau centre d’usinage vertical 5 axes BX40Ui. Objectif atteint.
Des travaux très pratiques pour un salon
Reconstruite en moins de trois mois, la vieille Yamaha a joué un double rôle. Sa reconstruction a permis au jeune ingénieur de jongler entre l’utilisation du logiciel Winmax de la console Hurco et la CFAO Mastercam, utile en cas de balayage 5 axes. Le logiciel Winmax pour les codes ISO et la CFAO Mastercam lui ont permis de programmer et usiner les composants moteurs, partie cycle et autres éléments comme la tête de fourche. L’autonomie du jeune salarié, sa polyvalence et sa faculté à imaginer ont ainsi été renforcées harmonieusement. En même temps, il préparait l’attraction du stand Industrie. Sa fierté du résultat, largement justifiée, en disait beaucoup plus aux passionnés de mécanique que n’importe quel discours commercial. Monsieur Chevalier, vous avez trouvé là une formule de marketing à la fois humaine, pédagogique et, relativement, économique. Car les professionnels avaient ensuite vraiment à cœur de comprendre l’utilité du double écran de la console des centres d’usinage Hurco. Les plus avisés ont apprécié aussi les avantages de la cinématique et de la robustesse du CU 5 axes BX40Ui, exposé pour la première fois.
L’équilibre entre performance et flexibilité
Les professionnels ont pu découvrir la console MAX 5, équipée de deux écrans tactiles LCD de 19 pouces. Elle permet de travailler en conversationnel et en ISO, offrant la possibilité d’avoir l’approche la mieux adaptée en fonction des usinages à effectuer. Des options logicielles, comme la possibilité de lire des fichiers DXF ou de générer des usinages de type 3D sont disponibles. Le palpage pièce simplifie les réglages, en automatisant la prise d’origine. Le palpage outil permet d’automatiser les corrections en longueur et diamètre d’outil. Côté cinématique et mécanique, le centre d’usinage vertical 5 axes BX40Ui est construit à partir d’un solide bâti fonte, autour duquel une structure en arcade fixe supporte le mouvement latéral (X) du chariot déplaçant la broche en vertical (Z). Mobile en Y, la table déplace sous l’arcade le berceau portant un plateau rotatif de 350 mm de diamètre. Cette combinaison est conçue pour optimiser la rigidité, donc la capacité d’enlèvement de copeaux, tout en conservant la flexibilité géométrique. La précision en bénéficie également, annoncée par le constructeur à +/-8 µm en positionnement et +/-6 µm en répétabilité. Avec son électrobroche HSK63 de 35 kW tournant à 18 000 tr/mn et délivrant 120 Nm à 2 800 tr/mn, son guidage linéaire surdimensionné, le centre 5 axes BX40Ui intéresse les usinages sur 5 faces pour les matériaux les plus difficiles à travailler, dans les formes les plus complexes et les plus précises. Le diamètre des pièces peut atteindre 475 mm de diamètre pour une charge maximale sur table de 250 kg. Avec un magasin de 50 postes d’outils et un accès largement ouvert, il devrait bien se prêter à une robotisation pour travailler de manière autonome facilement. A l’image de la moto reconstruite par le jeune alternant, c’est un centre solide, tout-terrain, et qui devrait défier le temps.