Une collaboration de haute précision
A travers le projet QMF, le Cetim et Microrectif ont conçu une solution de micromécanique de haute précision pour l’IPHC. Retour sur une collaboration fructueuse de haut vol.
Derrière le projet QMF, il y a la mutualisation des compétences entre un centre technique, un industriel et un laboratoire de recherche, dans le but de créer une solution micromécanique de haute précision pour l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (IPHC), une unité mixte de recherche sous la cotutelle du CNRS et de l’Université de Strasbourg. Pour cela, la société d’accélération du transfert de technologie Satt Conectus a fait appel au Cetim et à l’industriel Microrectif pour créer « le cœur technologique d’un nouveau modèle d’analyseur quadripolaire pour spectromètre de masse dans l’analyse de gaz », le Quadripole Mass Filter ou QMF, indique le centre technique des industries mécaniques.
Durant 12 mois, le CNRS, la Satt Conectus, les équipes techniques du Cetim, à Cluses (Haute-Savoie), et l’industriel Microrectif, de Saint-Etienne (Loire), ont travaillé à concevoir « cette brique technologique essentielle ». Il s’agit d’un ensemble mécanique de 100 mm de diamètre et de 400 mm de longueur, constitué d’une vingtaine de composants assemblés, et dont les tolérances dimensionnelles et géométriques sont inférieures à 5 µm sur le produit final. Et « tout en prenant en compte la réalité industrielle et économique », souligne le centre labellisé institut Carnot.
Alors que le but est d’obtenir un démonstrateur opérationnel (stade TRL 7), le produit a donc fait l’objet d’un travail étroit entre le concepteur et le fabriquant, « indispensable lorsque l’on part d’un concept technologique tout juste protégé par un brevet (stade TRL 2) », note le Cetim, dont la méthode de travail a fini par porter ses fruits : évaluer objectivement les risques à chaque étape pour minimiser les boucles de mise au point, travailler constamment avec un souci de process industriel plutôt que de process prototype, conclut-il.