SwissNano repousse les limites du très petit
Par son ergonomie, cette machine conçue par Tornos « permet plus commodément d’atteindre les limites de l’extrêmement petit », selon Philippe Charles, le responsable produit de la marque suisse, dont la filiale en France se trouve en Haute-Savoie.
Avec la SwissNano, Tornos, dont la filiale en France se trouve à Saint-Pierre-en-Faucigny (Haute-Savoie), propose une machine dont la structure est symétrique, ceci afin d’assurer un comportement thermique stable et une excellente tenue d’outil. Selon le constructeur suisse, même dans les matériaux coriaces et malgré sa puissance, qui peut apparaître comme limitée, le tour SwissNano montre ses « excellentes aptitudes ». « La broche de la machine a été calculée afin d’avoir la puissance nécessaire pour travailler l’acier inoxydable le plus coriace, ni plus ni moins, explique Philippe Charles, responsable produit chez Tornos. Nous voulions offrir une performance d’usinage optimale sans générer des échauffements inutiles. Une broche de très grande puissance n’a pas de sens sur un diamètre si petit. La puissance est donc adéquate et l’avantage réside dans le fait que la machine est peu gourmande en énergie. »
Alors que le centrage des outils représente un défi sur des barres de si petites dimensions, les ingénieurs de Moutier ont su développer une machine où l’opérateur peut faire face à la broche. La contre-broche sur 3 axes permettant des réglages entièrement numériques, en dessous de laquelle se trouve le deuxième peigne, augmentant d’autant les capacités d’usinage de la machine. Tornos relève qu’en fonction du support, deux, trois ou quatre outils peuvent prendre place sous la contre-broche, permettant ainsi à la machine d’effectuer des opérations en parallèle sur les deux peignes. « Il est donc possible de réaliser notamment des opérations d’ébauche-finition à l’aide de cette cinématique », explique Philippe Charles, responsable produit chez Tornos. « Mais pas uniquement, ajoute-t-il. La possibilité est aussi offerte de tourner et percer en même temps, ébavurer et tailler ou encore soutenir la pièce lors d’opérations délicates. »
Flexibilité
Si la SwissNano est si flexible, c’est aussi pour son « large assortiment d’options », qui lui permet de faire face aux exigences des marchés, par exemple avec l’appareil à fraiser les filets ou celui de taillage par génération. « En cas de besoin, la machine peut également être équipée de broches hautes fréquences ou encore d’un vacuum », note le constructeur.
Pour Philippe Charles, les limites de l’extrêmement petit ont été une nouvelle fois repoussées. Par son ergonomie, « SwissNano nous permet d’aller en sonder les profondeurs les plus extrêmes ».
En interrogeant des utilisateurs du petit tour suisse, Tornos a pu entendre des metteurs en train leur confier qu’il s’agissait d’une « machine avec laquelle il est facile de travailler, elle est stable, simple à mettre en œuvre et permet de réaliser des pièces de petites dimensions aisément ». Philippe Charles affirme même avoir vu des SwissNano en production fabriquer des pièces ayant un diamètre de 0,2 mm. En effet, Tornos assure que sa machine peut usiner des barres dès 1 mm de diamètre, et qu’elle est capable de produire dans des tolérances entre +/-0,001 mm, « tout en garantissant d’excellents états de surface ». Etant « ultrasilencieuse » et « très compacte », le constructeur suisse affirme qu’elle peut « trouver sa place dans n’importe quel atelier de production en lieu et place d’une machine à cames ».
A ce jour, la firme de Moutier revendique plus de 300 machines installées. Pour Tornos, « le fait que presque chaque client ayant acquis une SwissNano en ait acheté une seconde quelques mois plus tard, est une belle preuve de son efficacité ».