Sifer : la grande vitrine de la filière du ferroviaire
Le salon se tiendra à Lille du 26 au 28 mars. Avec plus de 400 exposants et des conférences sur les prochaines innovations, le Sifer fera le point sur les tendances du marché.
Rendez-vous international de tous les acteurs de la filière du ferroviaire, le Sifer se tiendra du 26 au 28 mars, à Lille (Nord). Organisé tous les deux ans, le salon avait accueilli, lors de sa 10e édition, 4 900 visiteurs, au sein du premier pôle ferroviaire français. Une exposition qui permet aux professionnels du secteur de « suivre les tendances du marché, de se rencontrer et d’échanger, en vue notamment de nouer des opportunités commerciales », souligne-t-on du côté de l’organisation.
Selon l’organisateur, déjà au 15 janvier, près de 400 sociétés, provenant de 21 pays, avaient confirmé leur présence, dont 149 entreprises participeront pour la première fois à Sifer. Cette 11e édition sera « la plus importante session jamais réalisée, puisque l’espace de Lille Grand Palais occupé en 2017 est déjà supérieur de 7% », a fait savoir Mack Brooks France, la société chargée de l’organisation.
Le Grand Paris et autres grands programmes
Parmi les nouveautés pour cette édition, l’agrandissement de la surface d’exposition, afin de « proposer un parcours de visite plus agréable », qui profitera aussi à la « zone ‘‘infrastructure’’, dont l’espace dédié croîtra de près de 50% », portant ce segment du marché ferroviaire à plus du tiers de la surface totale du salon. « Ce chiffre a doublé depuis la création de cette zone en 2007 », indique l’organisateur.
Si, dans les allées du salon lillois, le Grand Paris figurera au cœur des discussions, on parlera également de la digitalisation du secteur. D’autres sujets seront abordés durant ces trois jours : le train autonome, la maintenance prédictive, la sécurisation des chantiers, des trajets et des données, l’entretien des voies, l’accès à l’information voyageur, l’ouverture à la concurrence du transport passager, l’évolution des métiers.
« L’urbain et le péri-urbain est un marché en pleine expansion avec notamment le projet du Grand Paris, le renouvellement du parc de trains d’Ile-de-France et les nouveaux grands programmes de la RATP, explique Jean-Pierre Audoux, délégué général de la FIF, la Fédération des industries ferroviaires. De plus, aujourd’hui, l’heure est à la modernisation des infrastructures ferroviaires et non plus seulement à sa simple régénération. De belles perspectives donc qui ne doivent pas pour autant faire oublier l’arrivée de grandes industries chinoise et japonaise notamment sur les marchés européens. Il y a là de fait des enjeux majeurs pour l’industrie ferroviaire européenne. »
Un champion de l’industrie ferroviaire ?
Du côté des conférences, l’Unife (Union des industries ferroviaires européennes) organisera une table ronde intitulée « En route pour l’innovation, quel soutien de l’Europe pour le ferroviaire ? ». Ville, Rail & Transport évoquera également l’Europe, avec un événement au titre évocateur : « L’Europe a-t-elle besoin d’un champion de l’industrie ferroviaire ? ». Le numérique tiendra une large place dans le programme des conférences, avec notamment une rencontre organisée par BTP Rail, sans oublier la remise des trophées de l’innovation i-Trans/ERCI. La FIF, quant à elle, évoquera le nouveau pacte ferroviaire : « LOM – Projet de Loi d’orientation des mobilités – quelle nouvelle donne pour l’industrie ferroviaire ? ».
Pour Dominique Riquet, député européen et président de la Commission des transports et du tourisme, ce salon « permet de rassembler tous les acteurs du ferroviaire. Les entreprises présentes sont toutes à la pointe de l’innovation, car elles savent l’intérêt stratégique des investissements dans la recherche et le développement », avait-il confié, lors d’une précédente édition. Et d’ajouter : « Pour le travail législatif, la présentation de ces innovations et du savoir-faire des acteurs du ferroviaire est particulièrement enrichissante. Il est donc important de continuer à soutenir ces entreprises pour qu’elles deviennent compétitives au niveau européen et à l’international. Nous devons aujourd’hui leur permettre de se restructurer, tant au niveau social que réglementaire, pour que la France reste compétitive face à des entreprises chinoises par exemple. »