Adrien Chambet n’est plus
Le fondateur des sociétés Precise France et Ham France s’est éteint à l’âge de 83 ans.
Adrien Chambet, fondateur et ancien président des sociétés Precise France et Ham France, est mort le 26 janvier l’âge de 83 ans. Il avait créé la première entité, en 1974, en région parisienne, où il vendait et réparait des électrobroches. Mais c’est en 1980, que le Haut-Savoyard décide de retourner dans sa terre natale, à Peillonnex, village situé sur le flanc nord-ouest de la montagne Le Môle, qui surplombe la vallée de l’Arve et son chapelet d’entreprises de décolletage. C’est en compagnie d’Alain Auffret, qui entre chez Precise France, qu’Adrien Chambet fondera, quelques années plus tard, l’AUTGV. L’Association usinage très grande vitesse fédère à la fois des experts et acteurs de l’industrie et des universitaires, autour de divers aspects et applications de l’usinage grande vitesse (UGV).
Puis, Ham France verra le jour en 1982, un an après sa rencontre avec Andreas Maier, du groupe allemand Ham, fabricant d’outils coupants, lors d’un salon professionnel à Paris. Ce dernier cherchait un revendeur sur la France. Parallèlement à cela, Adrien Chambet développe, en 1985 et 1986, deux nouvelles activités, en intégrant les marques Fischer et Sycotec. Des produits qui permettent d’étendre la gamme et de s’adresser à tous les secteurs industriels.
Naissance du groupe Pracartis
Adrien est rejoint, en 1999, par Christophe Chambet. L’actuel président de la SA Ham France Andreas Maier est chargé auprès de son oncle de poursuivre le développement, puis de prendre la direction des sociétés. C’est alors que sera créé, en 2016, le groupe Pracartis, qui s’oriente vers des « solutions globales d’usinage de précision », avec l’acquisition des sociétés Concept Diamant, Precxis, Carbilly et SMG. Ces dernières « permettent de compléter les gammes de produits (outils PCD, inox pour médical, l’horlogerie…) et de pouvoir réparer l’ensemble des gammes d’électrobroche sur le marché », souligne-t-on au sein du groupe basé à Peillonnex.
Après avoir renforcé son centre de R&D et d’essais, « permettant de proposer aux clients des solutions clés en main », celui-ci sera agrandit, cette année, afin de doubler de surface, avec la mise en place d’un centre de formation. Le groupe Pracartis, qui emploie 160 personnes, enregistre un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.