Sauvetage d’Alstom : une manoeuvre discutable ?
Un plan pour le maintien des activités ferroviaires et industrielles d’Alstom sur le site de Belfort a été présenté début octobre. Trois axes ont été identifiés, avec des annonces de commandes, un développement des activités de services et des investissements significatifs pour une diversification du site. Les annonces de commandes concernent 21 TGV Euroduplex et 20 locomotives de manoeuvre qui viennent s’ajouter à la confirmation de la commande de 30 Trains d’Equilibre du Territoire. Alstom s’engage à moderniser l’outil industriel, avec un objectif d’employer 150 personnes d’ici à 2019 pour ces activités de service et de diversification. Selon beaucoup d’opinions de spécialistes exprimés dans la presse économique, cette mesure va à l’encontre de la réalité industrielle et pèsera, in fine, sur le budget de la collectivité nationale. « Lorsque l’Etat s’interpose dans la gestion des entreprises, l’expérience prouve que, non seulement l’échéance ne fait qu’être retardée mais, de plus, ne permet pas la mutation nécessaire des emplois concernés, » résume les opinions exprimées. L’histoire de la machine-outil française en fut un exemple dans les années 1980.