Andy ou la robotique aux portes du bloc opératoire
Avec ses premières interventions réalisées en France, il marque une étape concrète pour la chirurgie orthopédique robotisée. Pensé comme un assistant du chirurgien, ce robot combine précision, ergonomie et ambition industrielle française.
Andy permet à la robotique médicale de franchir une nouvelle étape : celle du bloc opératoire. Développé par Amplitude, ce robot dédié à la pose de prothèses de genou a récemment été utilisé pour ses premières interventions cliniques en Europe, notamment à Montpellier et à Nice. Une avancée qui illustre l’accélération des technologies dans ce secteur.
Un robot pensé comme un partenaire
Andy appartient à la catégorie des robots collaboratifs, aussi appelés « cobots ». Ici, pas question de remplacer le chirurgien, mais bien de l’assister. Le praticien reste au centre de l’intervention et garde le contrôle à chaque étape.
Le robot peut être utilisé de deux façons : soit en mode manuel via un joystick, soit en mode automatisé. Dans tous les cas, il accompagne le geste sans jamais s’y substituer totalement. Cette approche hybride permet de concilier innovation technologique et maîtrise humaine, un point-clé dans un environnement aussi sensible et exigeant que le bloc opératoire.
Précision et préservation des tissus
L’un des principaux apports d’Andy réside dans sa précision. Grâce à une planification avancée et un contrôle constant de la lame, le robot permet de réaliser des coupes osseuses avec une grande finesse, tout en assurant un contrôle constant des mouvements. L’objectif : améliorer la reproductibilité des gestes chirurgicaux.
Cette précision a aussi un impact direct sur les tissus environnants. En limitant les atteintes aux tissus mous, Andy s’inscrit dans une logique de chirurgie plus respectueuse et potentiellement plus confortable pour les patients. Dans le cas des prothèses de genou, où chaque ajustement est déterminant, cet aspect prend tout son sens.
Une ambition industrielle et un enjeu d’accès
Au-delà de la performance technique, Andy se distingue aussi par son format. Plus compact que certains systèmes existants, il a été conçu pour être plus simple à installer et à utiliser. Une manière de lever certains freins à l’adoption de la robotique chirurgicale.
Le projet s’appuie également sur une collaboration étroite entre ingénieurs et chirurgiens, impliqués dès les premières phases de développement. Une coconstruction qu’on retrouve bien dans l’ergonomie du robot et dans son adaptation aux contraintes du terrain.
Enfin, Andy porte aussi une dimension industrielle forte. Développé avec eCential Robotics, il s’inscrit dans une dynamique française de la medtech en plein essor. Pour Amplitude, c’est aussi une façon de valoriser plus de vingt ans d’expertise en navigation chirurgicale.