On recrute dans l’impression 3D
Dans le très jeune secteur de l’impression 3D, une étude vient déjà démontrer que les chefs d’entreprise manquent de bras… ou plutôt de cerveaux. Menée par le site d’actualité spécialisé 3Dnatives.com, cette étude montre que c’est surtout l’industrie manufacturière qui embauche (24%), les profils sont majoritairement dédiés à la production pure (30,6%) ou à la R&D (29,3%). Réalisée à partir d’une analyse des offres publiées sur son site Internet, l’étude portant sur « le marché de l’emploi dans l’impression 3D en 2019 » fait état d’une hausse des recrutements de 8% par rapport à 2017.
Avec un marché estimé à 8 milliards d’euros en 2018, selon le cabinet BCC Research, 3Dnatives révèle qu’au moins trois quarts des offres publiées sur le marché sont des contrats sur le long terme. Des résultats qui sont très rassurants, d’autant que les entreprises auraient de plus en plus confiance dans l’impression 3D, puisqu’elles y dédient « davantage de ressources pour la faire évoluer ».
Spécialiste dans le conseil RH, le cabinet Rosa Parks Consulting affirme de son côté que « la tendance 2018 démontre aussi que les entreprises recruteuses sont prêtes à investir sur des postes plus structurants et à plus forte responsabilité, investissant plus aisément sur des recrutements de managers et dirigeants », souligne sa fondatrice Audrey Chikhaoui.
Pour le créateur du portail Web 3Dnatives, « après avoir vu une augmentation du nombre de fabricants et de distributeurs sur le marché, c’est maintenant les clients finaux, à savoir les PME, ETI et grands groupes industriels qui intègrent de manière pérenne les technologies d’impression 3D, avec à la clef des réels besoins en termes de recrutement », analyse Alexandre Martel.
Si le secteur manufacturier se place en haut du podium, les entreprises spécialisées dans la vente d’équipements (imprimantes 3D, scanners, logiciels et matériaux) sont également à la recherche de nouveaux talents (21%), comme les fabricants d’équipements (16%), « preuve que la technologie évolue et grandit », commente M. Martel.
D’après l’étude, les grandes entreprises de plus de 5 000 salariés occupaient le premier rang des recruteurs en 2018, avec 21,8% d’offres publiées. « Un constat qui traduit leur volonté d’intégrer pleinement les technologies 3D dans leurs activités, le plus souvent en créant des divisions à part entière », note 3Dnatives.
Quant aux profils recherchés, il s’agit essentiellement d’ingénieurs et de techniciens, « qui ont une maîtrise plus poussée sur des sujets pointus comme la mécanique, les logiciels ou les matériaux ».