Lever les derniers freins de la 5G industrielle

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Equipements (atelier) Par Jérôme MEYRAND Publié le  07/04/2022
Lever les derniers freins de la 5G industrielle
Pour la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, « la 5G sera un facteur clé de la compétitivité de notre industrie ». (photo Shutterstock)

En remettant son rapport, Philippe Herbert a dressé plusieurs recommandations au gouvernement visant à accélérer le déploiement de cette technologie, indispensable à la mise en œuvre de l’industrie du futur en France.

Accélérer le déploiement des applications de la 5G afin d’accroître la compétitivité de l’industrie française. C’était tout l’enjeu de la « mission 5G », confiée, en octobre dernier par le gouvernement, à Philippe Herbert, membre fondateur du Pass French Tech, devenu FT120 (un label consacré aux start-up en phase d’hyper-croissance). Ce dernier a rendu son rapport, le 3 mars. Ainsi, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, ont annoncé plusieurs nouvelles mesures, faisant suite aux recommandations de M. Herbert.

Il s’agira de faciliter l’accès aux fréquences, indispensable pour « stimuler le développement de projets d’usage de la 5G dans l’industrie ». Pour cela, le gouvernement a annoncé que le décret relatif aux redevances pour l’utilisation des fréquences dans la bande 2,6 GHz sera modifié, afin de simplifier cet accès.

Création d’un campus dédié à la 5G industrielle

Le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt « Campus Fablab 5G industrielle » devra permettre de « rassembler en un même lieu tous les acteurs pertinents (industriels, opérateurs télécoms, équipementiers, intégrateurs, fournisseurs, experts, etc.) pour proposer une offre de service et d’accompagnement des industriels vers la numérisation de leurs processus de production grâce à la 5G ».

D’autres projets, en cours de développement, seront accompagnés par l’Etat, qui en a retenus sept, car ils constitueront « une offre souveraine » dans la 5G. Sept projets qui bénéficieront d’un investissement total de 47 millions d’euros, dont 19 millions d’euros de financements publics dans le cadre de France 2030. Projets parmi lesquels on trouve celui de la start-up Spectronite : 6G Hauling a pour ambition de définir une nouvelle génération de réseaux de transport pour les opérateurs mobiles, en intégrant les technologies de radio cognitive, dans la perspective des déploiements 5G et 6G.

Outils connectés

Les autres projets vont du développement d’un système sous-marin de télécommunication optique, à une solution 5G « standalone access » intégrée pour les déploiements des petits sites 5G, en passant par la mise au point d’un système innovant de localisation ultraprécis des outils connectés par l’utilisation de réseaux privés 5G. Développement de puces électroniques de nouvelle génération, solution de rupture pour le test d’antennes et transmission optique multibandes complète la liste des projets que soutiendra le gouvernement.

« La 5G est un facteur clé de notre compétitivité, qui vient appuyer l’automatisation des processus industriels », a affirmé Agnès Pannier-Runacher, suite à la remise du rapport de Philippe Herbert, dont elle a qualifié les résultats de la mission 5G industrielle de « très éclairants ». Et de préciser : « La mise en œuvre de ces recommandations permettra à l’industrie française de continuer la dynamique de réindustrialisation et de numérisation que nous impulsons depuis cinq ans. »

« Un véritable marché »

A la lecture du rapport, la fédération InfraNum s’est félicitée de ses conclusions et recommandations de son auteur. Membre de la mission 5G industrielle, Antoine Roussel, directeur général d’Alsatis et président de la commission « radio et satellite » d’InfraNum, a réaffirmé que ces travaux étaient « cruciaux pour notre écosystème en ce qu’ils démontrent sans ambiguïté l’existence d’un véritable marché pour la 5G industrielle ». Pour ce dernier, « les recommandations sont très opérationnelles et il appartient désormais à chacun des acteurs de cet écosystème naissant de s’en emparer ».

L’adoption de la 5G est indispensable aux entreprises de mécanique qui souhaitent prendre le virage de la transformation numérique de leur atelier. En s’appuyant sur les performances et fonctionnalités de la 5G, les mécaniciens gagneront en compétitivité, car elle leur permettra de développer plus facilement de nouvelles méthodes de production s’appuyant sur le numérique, telles que l’autonomisation des robots industriels, sécurité des travailleurs accrue, généralisation de la maintenance prédictive, entre autres.

Lever les derniers freins de la 5G industrielle
Jérôme MEYRAND - Rédacteur en chefFormé aux microtechniques, devenu journaliste en blouse bleue, passé par l’ESJ Lille.

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