L’usine 4.0 révolutionne l’industrie mécanique
C’est bien plus qu’un effet de mode. Le terme d’usine 4.0 envahit tous les salons professionnels de la machine-outil, de la robotique, de la maintenance et, naturellement, des logiciels dédiés à l’industrie.
C’est une révolution, identique à celle apportée par la commande numérique.
EMO de Milan, Smart Industrie, Progiciels ont permis de constater les développements importants dans ce sens, et l’intérêt que leur portent les constructeurs et fabricants d’équipements industriels.
Chacun ne met pas la même définition derrière ce vocable, mais tous s’accordent sur l’objectif d’une usine connectée et automatisée, dont chacun des paramètres de fabrication pourrait être mesuré, interactif, collecté, et analysé afin de procéder à l’amélioration permanente de leurs performances, donc de leur rentabilité.
Côté technique, les machines-outils, les outils, les commandes numériques, la mécatronique, les capteurs et tout ce que l’on appelle le « hard » permet ces connexions, pour recueillir et transmettre les données de leur état de fonctionnement aux logiciels, les « Soft » qui permettent aux hommes de simuler, programmer, recueillir, gérer et analyser ces mêmes données. La question de la normalisation de ces données, ou de leur traduction en divers langages, reste à définir avec les hommes de l’art.
Tout est ensuite réuni pour optimiser en permanence la fabrication des produits, améliorer la qualité, la flexibilité,
la réactivité et la compétitivité des usines 4.0.
Mais cette voie est longue et doit se faire à pas compté.
Outre les aspects technologiques, des réseaux à très haut débit et une forte protection des données sont indispensables. L’implication des pouvoirs publics doit être entière afin de garantir l’approvisionnement en énergie. L’usine 4.0 oblige aussi à une évolution de la législation, afin de permettre plus de discernement aux inspecteurs du travail.
Et plus que tout, l’information et la formation de chaque acteur concerné sont des fondements indispensables. Car l’atelier 4.0 ne peut réellement exister qu’avec, et pour les femmes et hommes qui y travaillent.
Une forme de management collaboratif de cette nouvelle révolution industrielle reste donc à inventer.
Dans cette optique, la revue Machines Production commence ce mois-ci une série d’articles et dossier ayant trait aux différents aspects de l’usine connectée et interactive, plus particulièrement en direction
des entreprises de travail des métaux.
Le numéro de décembre tracera encore plus en détail les perspectives qu’offrent les technologies des machines, robots et outils connectées,
ainsi que les logiciels.
C’est une révolution à suivre de près.