Hurco forme les futures générations
L’atelier usinage du lycée technique Kastler, en Gironde, compte six nouvelles machines Hurco. Un équipement de pointe pour former les jeunes, mais aussi revaloriser l’attractivité du métier.
En ce début d’été, alors que les examens s’achèvent, deux nouvelles machines Hurco viennent rejoindre le parc existant dans l’atelier flambant neuf du lycée technique Alfred-Kastler, à Talence, dans l’agglomération bordelaise. Suite à un appel d’offres, l’établissement a en effet fait l’acquisition de deux tours deux axes (TM6i), trois fraiseuses trois axes (VM10i) et une fraiseuse cinq axes (VM10Ui), dont les quatre premiers modèles ont été mis en service en septembre dernier. « Les machines précédentes arrivaient en fin de vie et nous revenaient cher en entretien », explique Georges Layris, directeur délégué à la formation professionnelle et technique. L’établissement, qui propose huit cursus techniques différents, dont un bac professionnel « Techniques d’usinage » et un BTS « Conception des processus de réalisation de produits » (CPRP) a bénéficié d’un budget de la Région pour rénover à la fois les locaux et le matériel. Avec l’objectif de réunir sur 6 000 mètres carrés, formation initiale, continue et apprentissage et de créer des synergies avec l’Ensam, l’école voisine qui, à l’autre extrémité de l’atelier, forme d’ores et déjà ses futurs ingénieurs sur du matériel Hurco. « Cet équipement de pointe est un atout pour recruter des jeunes dans une filière encore trop peu valorisée mais aussi pour attirer les entreprises, qui pourront venir y faire des démonstrations », considère le directeur, qui projette d’y inaugurer, dès la prochaine rentrée, un campus des métiers.
Convivialité de l’interface
Les critères figurant dans l’appel d’offres remporté au mieux-disant par Hurco, mettaient l’accent sur plusieurs points notamment : la sécurité, en demandant à ce qu’un organisme indépendant vérifie que l’équipement installé respecte rigoureusement les règles de sécurité CE de protection des opérateurs. Suite à cette vérification, aucune correction n’a dû être apportée, preuve d’une prise en compte très rigoureuse de l’aspect sécurité. Les autres points étaient : la simplicité d’utilisation, la compatibilité avec le logiciel de CFAO (conception et fabrication assistée par ordinateur) utilisé par l’école (TopSolid), au même titre que la robustesse de l’équipement. Les enseignants se félicitent, eux, de la convivialité de l’interface. Avec un mode conversationnel qui rend les machines facilement accessibles aux élèves de bac pro comme de BTS : les premiers peuvent modifier directement leurs pièces sur écran d’après un plan, quand les seconds en programment la fabrication sur ordinateur. « Les élèves connaissent cet univers Windows avec lequel ils interagissent de manière intuitive », observe Alexandre Darmayan, enseignant en BTS. « Et la partie graphique est très agréable », ajoute Gilbert Do Val, enseignant en bac pro. Qui plus est, les jeunes, qui ont commencé leur formation avec d’autres machines, n’ont eu en aucun mal à s’adapter à ce nouveau matériel. « Hurco a depuis longtemps, fait éprouver les critères de sécurité de toute sa gamme de machines par des organismes indépendants, ce qui permet aujourd’hui d’offrir au domaine de l’Enseignement français, des outils de formation très sécurisés et modernes », signale Rudy Nourricier, responsable régional des ventes chez Hurco, démonstration à l’appui. Un critère fondamental en milieu scolaire.
Un large panel d’applications pour l’enseignement
Prototypes, pièces unitaires des plus simples aux plus sophistiquées, le panel d’applications varie selon les besoins pédagogiques. Gilbert Do Val et son collègue Alain Monguilhet s’attachent à motiver leurs élèves de bac pro en leur donnant les moyens de « réaliser des ensembles qu’ils assemblent et ramènent chez eux », comme des supports de smartphone pour vélo ou de manette de jeux vidéo, ou bien des casse-têtes.
En BTS, les exigences s’élèvent d’un cran. « Les étudiants de première année se familiarisent avec les techniques de fraisage et tournage en réalisant des pièces simples. Mais en deuxième année, ils doivent pouvoir reproduire, du dessin jusqu’aux essais finaux, une pièce existante », détaille Alexandre Darmayan.
La fraiseuse cinq axes VM10Ui, que les élèves n’ont pas encore expérimentée, devrait élargir le champ des applications possibles. L’avantage d’un 5 axes, réside dans le fait que l’on ne bride la pièce qu’une seule fois. Ensuite, une fois la pièce bridée, on peut usiner les 5 faces d’un prisme en obtenant une précision optimale. Certes plus onéreuse mais aussi plus technique, souligne Rudy Nourricier. Un équipement dernier cri à la hauteur des ambitions de ce nouveau campus des métiers.