Haas soutient la formation
Les métiers du futur ont été au centre des conférences des salons Simodec et Industrie. Si les métiers de l'industrie 4.0 impliquent de multiples compétences, la formation de base au travail des métaux n'en reste pas moins fondamentale. Le constructeur américain l'a bien compris et soutient la filière technique, partout dans le monde.
Inauguré en octobre dernier, le Centre de Formation Technique Haas de la Joliverie est devenu le premier CFTH du Grand Ouest de la France. En investissant dans un bâtiment de 10 000 m2 sur le site de Saint Sébastien sur Loire (44) et en l’équipant des dernières technologies de machines-outils CNC du constructeur américain Haas Automation, cet établissement donne une forte impulsion à la formation de ses élèves, futurs acteurs de l’Industrie 4.0. Les nombreuses machines-outils du CFT Haas vont y contribuer, ainsi que le dévouement continu du personnel de l’école au service d’un projet technique précis qu’il porte depuis plus de 30 ans, sur plusieurs générations de futurs ingénieurs.
Un partenariat suivant des normes strictes
Selon le constructeur, il existe peu de Centres de Formation Technique Haas (CFTH) dans le monde aussi bien construits et équipés, et disposant de personnel aussi compétent, que celui du Collège Technique de La Joliverie, à côté de Nantes. Tous les CFTH ont été créés selon les normes strictes énumérées dans le programme Haas. Même ainsi, la plupart sont de modestes additions à une école ou un collège, peut-être possédant une ou deux machines Haas et éventuellement une salle informatique, pour quelques fauteuils CAOFAO. À La Joliverie, dix machines Haas ont été implantées par le Haas Factory Outlet (HFO) Realmeca, y compris un centre d’usinage horizontal EC400 et un centre de tournage ST-30Y avec axe Y et outils motorisés. L’atelier est complété par deux robots Fanuc, plusieurs machines de mesure tridimensionnelles, quelques bancs de préréglage d’outils et deux multipostes, des salles IT climatisées dédiées respectivement au CADCAM et à l’IAO. Une belle sélection de projets réalisés par les étudiants est également exposée, comprenant des go-karts, voiliers et autres moyens de transport sur roues, y compris la voiture hyperkilométrique de renommée mondiale.
De la pièce brute au produit fini
Directeur assistant du département de formation professionnelle et technique de l’école Thierry Journaud explique : » Nous menons deux programmes d’enseignement : un baccalauréat professionnel de technicien d’usinage, et un BTS, à savoir une qualification post-baccalauréat dans l’industrialisation de produits mécaniques. Il est donc crucial pour nos étudiants de travailler avec la CNC. Nous avons des machines Haas depuis environ 10 ans maintenant. Nous avons choisi Haas car les machines sont conviviales et largement utilisées dans le secteur industriel de la région de Nantes. Cela signifie qu’après avoir étudié ici, les étudiants trouvent facilement de l’emploi dans des entreprises de la région, notamment des grands groupes comme Airbus, ou des sous-traitants travaillant pour l’aéronautique ou d’autres secteurs. » À 50 mètres du CFTH, un bâtiment entier est consacré à la » voiture » hyperkilométrique primée MicroJoule, en développement constant par le personnel et les étudiants depuis trente ans. Depuis le tout début, sur de nombreuses générations, le projet a été mené et inspiré par le » gourou » de l’hyperkilométrique de La Joliverie, Philippe Maindru. » J’enseigne les qualifications BTS pour les moteurs à combustion interne. Je suis ingénieur automobile, et je participe depuis 1958 à des concours portant sur l’énergie. Il s’agit de construire une voiture qui roule à 30 km/h et est conçue pour consommer le moins d’énergie possible « , dit-il. » Nous avons participé à notre première compétition en 1985, l’Éco-marathon Shell. En 1992, nous étions des vainqueurs internationaux. Depuis lors, nous avons défendu notre titre avec succès, et nous avons même battu le record du monde pour les véhicules à moteur à essence, au gaz naturel, à l’éthanol, électrique et à l’hydrogène. » En termes de chiffres, MicroJoule peut parcourir aujourd’hui 3 761 km avec un litre d’essence.
Formés pour intégrer l’industrie
La maîtrise de la fabrication est essentielle dans ce projet. » Pour construire nos voitures, nous avons besoin de nombreuses pièces mécaniques, qui sortent de notre atelier CNC. C’est le CFTH. L’étape de conception des pièces a lieu sur ordinateur, après quoi notre équipe transfère les programmes et fabrique les pièces sur les outils d’usinage Haas, » souligne Philippe Maindru. Les étudiants en qualification professionnelle nationale réalisent les pièces plus simples, tandis que les étudiants en baccalauréat professionnel se chargent des plus compliquées. Pour les pièces les plus sophistiquées, le projet fait appel aux groupes d’apprentis. » Nous sommes ravis de la qualité des pièces fabriquées sur les machines CNC Haas, qui sont toujours comme nous les avions imaginées, » conclut Philippe Maindru. Pour sa propre conclusion, Thierry Journaud rajoute : » Nous continuerons à progresser sur la base des dix années d’expérience que nous avons jusqu’ici avec les machines Haas, car elles répondent parfaitement à nos besoins. Nous utilisons des machines Haas parce que le système contrôlé numériquement par la CNC Haas est très répandu, convivial et facile à utiliser. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour enseigner et cela correspond parfaitement aux pratiques du secteur. »