Deep Tech : des applications pour la mécanique
Quatre lauréats du programme French TechDeepNum20 proposent des technologies de rupture pouvant s’appliquer dans les ateliers de mécanique. Description.
Informatique quantique, intelligence artificielle, 5G, cybersécurité, cloud. C’est parce qu’elle maîtrise d’une de ces technologies que l’on définit une entreprise de la deep tech (que l’on peut traduire par technologie de pointe), en proposant des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture. Et selon le ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, Jean-Noël Barrot, cet écosystème de start-up française connait une très forte dynamique. Des jeunes poussent qui doivent néanmoins « relever de multiples défis face à une compétition mondiale forte », ajoute le ministre, dont la volonté est de « mobiliser les leviers en faveur de l’innovation de rupture » pour permettre aux start-up de la deep tech d’atteindre leur plein potentiel, « et ainsi contribuer à la souveraineté de notre pays ».
C’est pour cette raison que le ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique a souhaité promouvoir les jeunes pousses les plus prometteuses, dans le cadre de son programme French TechDeepNum20, dont la première promotion de start-up lauréates a été dévoilée le 27 octobre dernier.
Usinage laser
Parmi les lauréats, nous avons trouvé au moins quatre deep tech, dont l’innovation pourrait être appliquée dans le secteur de l’industrie de la mécanique. A Rennes, Cailabs conçoit, fabrique et vend des solutions dans le domaine de la photonique. C’est en s’appuyant sur sa technologie de mise en forme de la lumière (MPLC pour Multi-Plan Light Conversion), qu’elle a créé des produits innovants pour des applications telles que l’usinage laser, dont la mise en forme du faisceau développée par Cailabs permet d’améliorer la qualité et la vitesse de ce procédé.
La cybersécurité figure parmi les enjeux majeurs pour réussir son virage dans l’industrie 4.0. Et Snowpack a développé à Orsay (Essonne) une surcouche réseau (brevetée) qui permet de « rendre invisible sur Internet ses utilisateurs et leurs données ». Et d’expliquer qu’il s’agit d’une « combinaison d’anonymat et de sécurité qui peut s’interfacer avec les méthodes de chiffrement actuelles sans passer par l’infrastructure réseau (hardware et software) ».
Prédire les pannes d’équipements industriels
Spin-off du CNRS créée en 2018, Amiral Technologies dit avoir révolutionner le traitement des données IoT industrielles, grâce à sa technologie de prédiction de pannes des équipements industriels en mode aveugle, grâce à des algorithmes de génération automatique de caractéristiques. Son logiciel DiagFit permet de produire des modèles prédictifs capables d’apprendre avec peu ou pas de données historiques de défaillance, selon la start-up située à Grenoble.
Enfin, Firecell a développé une solution de réseau privé 4G et 5G Open RAN pour les entreprises. Ciblant les applications industrielles, le deep tech niçoise affirme rendre la 5G privée « aussi simple et abordable que le WiFi » en permettant aux entreprises de toutes tailles d’automatiser et de moderniser leurs installations industrielles.
En 2019, le plan Deep Tech, dont le budget s’élève à 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, a permis, selon M. Barrot, de renforcer le soutien aux start-up « à forte intensité technologique ». A cela s’ajoute le volet numérique de France 2030 qui bénéficie d’une enveloppe de 3 milliards d’euros, avec pour objectif de « favoriser l’émergence et l’industrialisation des start-up dans ces secteurs stratégiques », soutient le ministre.
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