C’est le temps d’innover
d’innover
Non, le temps ne s’est pas arrêté. Si, lors des deux premiers mois de l’année, le marché de l’horlogerie restait secoué par vingt trop longs mois consécutifs de baisse des ventes de montres, celui de mars a brisé cet inquiétant mouvement lent du secteur, plombé par une crise qui n’en finissait pas. Toutefois, les observateurs restent prudents sur les chiffres dévoilés par la Fédération de l’industrie horlogère suisse, ce mois ayant bénéficié de deux jours ouvrables supplémentaires et d’un effet de base très favorable. Alors que les exportations horlogères semblent, donc, avoir atteint le creux de la vague, le célèbre salon genevois de la sous-traitance horlogère et des microtechniques (EPHJ-EPMT-SMT) surfe lui, sur la vague de la réussite, puisque ce rendez-vous de juin ne désemplit pas. Malgré un climat économique tendu chez nos voisins helvètes.
Mais il y a une raison à cela : l’innovation. Car c’est par l’innovation que les marques horlogères s’en sortiront le mieux. Notamment pour séduire la jeune génération, peu encline à porter une montre comme papa. TAG Heuer, qui s’est lancé dans la montre connectée (lire notre article dans Machines Production n°1034 du 16 mai 2017), l’a bien compris. Ce n’est donc pas un hasard si EPHJ-EPMT-SMT est un salon hors du temps… de crise. Puisque c’est à Palexpo, où il est organisé depuis 2012, que les fournisseurs des manufactures horlogères proposent leurs solutions pour réussir à produire la montre de demain.
Un autre acteur incontournable dans la promotion des nouvelles technologies de production est le Cetim, partenaire de ces numéros Vallées, qui nous livre les clés pour aider les entreprises de mécanique, comme celles du décolletage (avec le Cetim-Ctdec), à accroître leur compétitivité. Et des pistes il y en a. Comme la possibilité de caractériser la profondeur de cémentation de pièces industrielles sans passer par un contrôle destructif. Les perspectives que peut offrir l’usinage électrochimique. Ou encore le contrôle 3D de l’usinage de haute précision en bord de ligne, devenu bel et bien une réalité.
Il reste à souhaiter à nos lecteurs une très bonne veille technologique à travers les 46 pages de Machines Production Vallées de mai, où il est également question d’usinage encore plus performant, d’écologie, de fabrication additive, de l’usine du futur et de ressources humaines.