Protéger l’Homme, développer l’Entreprise, même objectif
Dans cette édition Guide des lubrifiants 2016 de la revue Machines Production, il est beaucoup question de la protection de l’Homme au travail, d’une part. D’autre part, sous forme d’huiles entières ou fluides solubles, à grand débit et haute pression ou quantité minimale « MQL », les lubrifiants d’usinage sont indispensables à la coupe de la plupart des métaux et non ferreux.
Mais ce véritable outil liquide – comme le proclame un acteur du secteur – impacte sur l’environnement immédiat et plus lointain de l’atelier. Les opérateurs sont les premiers affectés par la proximité des lubrifiants, entraînant des risques sur leur santé. L’élimination des lubrifiants usagés constitue aussi un coût pour l’entreprise et/ou un risque pour l’environnement. Pour y remédier, de nombreuses normes encadrent les formulations des lubrifiants. Mais ce sont les formulateurs eux-mêmes qui, allant souvent au-delà de ces normes, proposent désormais des lubrifiants plus propres, plus écologiques, plus efficaces. Quitte à vendre moins de produits, certains garantissent une meilleure pérennité des liquides, avec un service de maintenance renforcé.
Avec des impacts possibles sur la santé et sur l’environnement similaires, le lavage présente une problématique identique, directement liée à l’usinage des métaux. Là encore des solutions existent, afin d’assurer la propreté des pièces les plus complexes, avec la meilleure sûreté d’utilisation.
Ces solutions permettent aujourd’hui de faire disparaître les pratiques de l’usine du passé, pour construire ce que d’aucuns appellent « l’Usine du Futur ». Au même titre que l’interaction entre le contrôle-qualité, les commandes numériques, les machines-outils, les outils coupants, les moyens de palettisation et toute la robotique associée, la lubrification et le lavage sont – plus que tout autre peut-être – des éléments à intégrer dans la réflexion des entreprises dans leur démarche vers l’atelier 4.0
La lubrification fait déjà partie du procédé d’usinage. On le voit dans les cellules « Usitronics » développées sous l’égide du CETIM-CTDec avec les groupes Baud Industries et Pernat Industries : Dans un process robotisé de correction automatique des dérives de cotes, la propreté des pièces, donc leur lavage doit être mis en ligne avec la machine-outil. Dans la ligne ou en bord de ligne, pour la grande série ou en fabrication plus restreinte, le lavage devient ainsi un élément de qualité essentiel de la production de pièces mécaniques.
Cette prise en compte contribue aussi à la protection de l’Homme et à son mieux-être au travail. Par l’automatisation des process, un professionnel peut ainsi piloter plusieurs cellules autonomes, en courant moins de risques, avec moins de pénibilité au travail et une plus grande responsabilisation de son poste.
Comme la robotique, les solutions de lubrification et de lavage actuelles contribuent à rapprocher les intérêts de l’Homme au travail et ceux du développement des entreprises.
Enfin, et ce n’est pas le moindre, cette démarche devrait attirer les nouvelles générations de professionnels vers l’industrie mécanique, qui en a bien besoin. CQFD.