Les Héros de l’industrie – Episode 6 :

Verdict, émotions et médailles au sommet

La tension est palpable.

Après des heures de compétition, de concentration et de sueur dans les rings, l’instant tant attendu approche.

Le chronomètre s’est arrêté. Les machines et ordinateurs sont à l’arrêt. Mais dans le cœur des cinq candidats, tout s’accélère.

C’est l’heure du verdict.

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Un dernier souffle avant le palmarès

Pour Xavier, tourneur, ce n’est pas tant le résultat qui compte, mais le plaisir d’avoir osé, tenté et expérimenté. Même s’il n’était pas sur un tour CNC qu’il connaissait, il a tout donné. « J’ai pris quand même beaucoup de plaisir à travailler sur cette machine, à réaliser des pièces assez imposantes que je ne fais pas habituellement. C’était un plaisir quand même de sortir des pièces [trois pièces constituant un sous-marin miniature], même si elles ne sont pas finies, qui s’assemblent. C’est le côté satisfaisant. »

Pour l’épreuve de concepteur produit, Gaël est encore sous le coup de l’intensité. Rapide et exigeante, elle l’a vidé physiquement. Mais intérieurement, il est porté par une énergie électrique. « Comment je me sens après ces deux heures ? Vidé, vraiment. Parce que c’est quand même très excitant, c’est très énergivore mais aussi j’étais si excité, j’ai vécu une véritable décharge d’adrénaline en me confrontant à d’autres concepteurs. J’ai cherché à montrer le meilleur de moi-même. Et en aussi peu de temps, c’est ultra galvanisant. C’est la joie à l’état pure. »

Damien, le fraiseur, a trouvé dans cette compétition un véritable terrain de jeu. Un test technique, mais aussi humain. Pour lui, participer, c’est déjà en soi une victoire. « A chaud, et je dirais qu’il faut être quand même assez solide techniquement pour se faire plaisir et pour s’en sortir », relate-t-il après l’arrêt du chrono.

Le roboticien Florian reste lucide. S’il n’est pas pleinement satisfait de sa performance, il sait reconnaître les erreurs qui lui ont coûté de précieuses minutes. « Après ces deux heures de compétition, je suis un peu déçu de ma prestation, car j’aurais pu faire mieux, et j’ai bêtement perdu du temps, notamment sur l’intégration dans la cellule et sur les dispositions des différents éléments. Ce précieux temps m’a un peu pénalisé sur la programmation. Toutefois, j’ai réussi à rattraper une partie du temps perdu, mais pas autant que j’aurais voulu. »

Quentin, le soudeur, quant à lui, a le sourire. Ses cordons sont réussis, sa fusée est solide. Il sait que l’essentiel est là. « Je suis plutôt satisfait dans l’ensemble, parce que j’ai quand même réussi à sortir un ensemble qui est plutôt correcte avec des jolis cordons de soudure. Certes, j’ai eu quelques petits couacs sur les centrages et les axes au niveau de mes soudures. Le tirage de la pièce a décalé légèrement les cordons. »

 

Le palmarès 2025 : des larmes, des sourires, du mérite

Et puis vient le moment, celui que tout le monde attendait : le palmarès des Golden Tech 2025 est enfin dévoilé.

Pour Xavier, tout s’est joué dans les dernières secondes. Sa pièce n’était pas terminée, mais la qualité était là, et l’effort aussi. Il décroche la médaille d’argent, à sa grande surprise. « Je me suis battu jusqu’au bout même. J’ai essayé jusqu’à la fin de gagner du temps. Je n’ai pas réussi mais au moins tout l’intérieur de la pièce était bon.  Si j’ai la médaille, alors je pense que ça viendra de là. »

Du côté de la robotique, surprise aussi pour Florian : c’est son frère jumeau qui remporte la médaille d’or. Mais lui ne repart pas les mains vides : l’argent est autour de son cou. « Je suis un peu surpris de remporter une médaille, parce que je n’étais pas content de ma performance, alors ça fait plaisir. C’est la preuve que ce n’était pas si mauvais que ça. Je veux toujours tirer vers le haut tout ce que je fais. Je suis un éternel insatisfait. Mais force de constater que cela a suffi. »

Pour Quentin, c’est aussi la médaille d’argent. Une belle reconnaissance pour quelqu’un qui débute dans le soudage robotisé, et un message fort à tous les jeunes soudeurs : « C’est une satisfaction pour moi. Ça permet aussi de valider les compétences, et comme débutant dans la robotisation, je suis super satisfait d’avoir remporté cette médaille d’argent. Aussi, j’encourage tous les soudeurs de participer à cette aventure : n’hésitez pas, faites-le. »

En fraisage, Damien décroche lui aussi l’argent. Il est heureux, et il le dit avec simplicité : cette expérience, il veut la revivre. « Une deuxième place c’est pas mal, je suis content, c’est une super expérience. J’ai pris du plaisir pendant ces trois heures de compétition. C’était court et long à la fois, c’était intense. Je pense que je reviendrai. »

Et puis… vient Gaël. Son nom résonne. Il décroche la médaille d’or en conception produit. L’émotion est immense. Lui qui doutait, lui qui a tout donné, se voit récompensé. Et il le dit avec gratitude, avec générosité. « Cette médaille d’or est une véritable surprise. C’est de la joie, de la chance aussi, de pouvoir briller comme ça. Je savoure ce bonheur absolu. Il faut dire que j’ai été super bien accompagné. »

Une reconnaissance au plus haut niveau

La reconnaissance ne vient pas que du jury. Sur le salon Global Industrie, le ministre de l’Industrie et de l’Énergie Marc Ferracci est venu découvrir les Golden Tech… et le tournage de l’émission Les Héros de l’industrie. Convaincu que l’industrie est l’affaire de tous, il salue une émission qui bouscule les clichés. Pour lui, montrer ces métiers techniques, valoriser ces parcours, c’est déjà commencer à faire changer les mentalités.

Clap de fin : des vocations, des visages, une fierté

Les Héros de l’industrie touche à sa fin. Mais l’essentiel est là : nos cinq candidats, nos cinq héros ont montré que les métiers de l’industrie ne sont pas seulement techniques. Ils sont humains. Vibrants. Pleins de passion. À travers leurs défis, on a vu du talent, de l’audace, de l’émotion. On a vu des vocations. Des gestes sûrs. Des doutes assumés. Et surtout, on a vu l’industrie française dans ce qu’elle a de plus précieux : ses savoir-faire.

L’aventure s’arrête ici… Mais leurs métiers, eux, continuent de faire rayonner l’industrie.

Nos cinq héros

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Florian Beuscart

Roboticien

29 ans

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Xavier Escarabajal

Tourneur

50 ans

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Gaël Léonard

Concepteur produit

35 ans

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Damien Leone

Fraiseur

31 ans

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Quentin Tessier

Soudeur

40 ans