Les Héros de l’industrie Saison 2 – Episode 5

L'étau se resserre

Nos cinq candidats arrivent dans les dernières minutes de la compétition. Ils sont en train de mettre la touche finale à leur réalisation, sous l’œil intransigeant des arbitres.

Florentin, candidat au métier de concepteur, doit éviter deux pièges, que décrit Juliane Lemarchand, arbitre : « Le premier piège, c’est de ne pas tout axer sur la créativité. Je rappelle qu’on est dans un concours de concepteurs. La base reste le mécanisme, la réalité industrielle. »

Le candidat doit concevoir un flacon de parfum : « Il ne faut pas oublier tous ces petits ressorts, ces petits boutons poussoirs qui font que le parfum puisse s’expulser correctement du flacon », souligne Juliane Lemarchand. Quant au deuxième piège : c’est le temps. « On a beau avoir rallongé l’épreuve, deux heures et demie au lieu de deux heures, ça reste toujours très court. »

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Les candidats ajustent leur stratégie

Retour chez Techniplast, dans l’entreprise où travaille Florentin. Son directeur général, Maxime Hemmer, rappelle le petit ingrédient supplémentaire pour devenir un bon concepteur : avoir de l’imagination et de la créativité. Des capacités qui sont nécessaires « pour créer des pièces, des assemblages quand on part de zéro ».

Durant l’épreuve, Florentin, casque sur les oreilles, est concentré devant son écran.  Juliane Lemarchand commente : « Florentin nous a fourni tous les éléments pour devenir un Héros de l’industrie, mais est-ce que le niveau sera suffisant ? Pour cela, la réponse sera dans quelques heures. »

Devant sa cellule robotique, on retrouve Thomas, qui a sous-estimé la partie vision de son process. « La difficulté de cette épreuve : il y a 36 macarons à placer, donc il va falloir faire les 36 trajectoires. Et ensuite, si le compétiteur part directement sur la vision et qu’il n’arrive pas à aller jusqu’au bout, il va faire très peu de points », avertit l’arbitre Julie Debock, qui préconise de gérer son épreuve en deux temps : d’abord poser les macarons puis se lancer dans la vision.

Dans l’usine où travaille Thomas, Baptiste Charpin, responsable du service machines robotiques chez JTEKT, décrit notre Héros ayant « une personnalité très calme, même avec beaucoup de pression ». Joueur de basket, Thomas est un pilier sur lequel on peut toujours se reposer. « Dans le money time [les dernières minutes d’un match serré], tu peux toujours compter sur lui », sourit M. Charpin.

Le chrono ne pardonne pas

Anthony, candidat au métier de fraiseur, doit être attentif à la gestion du temps s’il ne veut pas attaquer trop tard l’usinage de sa pièce. L’arbitre Julien Olivieri, décrit l’épreuve qui consiste usiner la réplique d’une horloge type napoléonien. « On va prendre un bloc d’aluminium, on va tailler masse pour arriver à un résultat fini. »

Pour M. Olivieri, c’est une épreuve « relativement difficile puisqu’on a une heure de prise de connaissance du sujet où le candidat va étudier tout ce qu’il a à faire, les outils à sa disposition, le logiciel de programmation avant de programmer la machine ».

Observant Anthony, l’arbitre reconnaît qu’il a « bien bossé », mais qu’il « passe beaucoup de temps sur sa stratégie d’ébauche ». D’autant plus qu’il « a commencé très tard l’usinage ». Si Julien Olivieri voit du talent chez Anthony, il regarde l’heure qui tourne et s’inquiète déjà s’il parviendra à finir sa pièce à temps.

Jérémie, candidat au métier de soudeur, doit se concentrer davantage sur la trajectoire de son robot, sous le regard bienveillant de son épouse Aurélie. « Je suis là pour soutenir mon mari », confie-t-elle aux caméras des Héros de l’industrie.  Elle-même est soudeuse : « J’aime ce métier parce qu’on peut y voir de l’art et de l’esthétisme. C’est aussi la satisfaction d’avoir créé une pièce pour le client », explique celle qui se dit fière de son époux. Aussi, elle se réjouit qu’il puisse s’en donner à cœur joie, malgré la compétition. Car quel que soit le résultat, « ce n’est que du plaisir pour lui », dit celle qui se laisse porter par le même plaisir.

Arbitre « soudeur », Karine Giot trouve Jérémie « calme », un garçon qui « semble appréhender correctement l’épreuve ». Mais elle constate qu’il prend un peu trop son temps « dans la partie pointage » et redoute des difficultés sur la trajectoire de son robot.

Pliage : être précis sur les cotes

Mao, candidat au métier de plieur, doit veiller à choisir le bon ordre de pliage et bien respecter les cotes finales. Mais sa compagne Alexiane parie sans hésitation sur sa réussite. « C’est quelqu’un qui donne toujours le meilleur de lui-même. Le principal, en soi, c’est qu’il soit content de ce qu’il a fait. C’est ce qui compte. Cela étant, je n’ai aucun doute sur le fait qu’il puisse très bien s’en sortir », confie-t-elle, admirative.

Quant à son arbitre, Clément Jacquesson, il veille sur ses choix d’ordres de pliage, tout comme sur la définition des outils et les cotes finales de la boîte, qui servira de coffret pour une bouteille de champagne. Et gare à lui si les cotes ne sont pas bonnes. « J’ai été méchant sur les ajustements, donc on va voir. Si ça s’assemble, ce sera déjà une bonne chose. »

L’épreuve des Golden Tech touche à sa fin pour nos cinq Héros. Mao, Florentin, Anthony, Thomas et Jérémie sont-ils parvenus à lever tous les obstacles et espérer décrocher une médaille ? Sur la Grande Scène du parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, ils trépignent déjà d’impatience. C’est le moment tant attendu de la cérémonie de remise des prix.

La suite dans le prochain et dernier épisode…

Nos cinq héros

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Thomas Beuchot

Roboticien

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Mao Forestier-Loinard

Plieur

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Florentin Jager

Concepteur

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Anthony Barbet

Fraiseur

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Jérémie Grandjean

Soudeur