Gaël : porté par l’exigence et l’amour
Pour Gaël, concepteur produit, cette dernière ligne droite n’est pas un sprint en solitaire. Il peut compter sur un soutien solide : celui de son épouse, sa première fan, présente jusqu’au bout, au bord du ring. « Je crois vraiment en lui, il fait toujours plus que ce qu’on lui demande. Et puis, on se motive aussi depuis le début. Il veut toujours apporter le petit truc en plus afin que la réalisation soit meilleure et qu’elle puisse sortir du lot. C’est quelque chose qu’il exploite, qu’il cultive au quotidien. »
Gaël ne joue pas la facilité. Il ose, il innove. Il transforme l’exercice de conception en allant chercher une forme inédite, sous l’œil surpris de Juliane Lemarchand, arbitre pour le métier de concepteur produit. « Pour le moment on a un projet qui est assez innovant. On a une coque de pirogue. C’est la toute première coque de pirogue qu’on voit sur la compétition, s’étonne-t-elle. C’est assez sympathique et rigolo à voir et j’ai l’impression qu’il a choisi de faire un vélo elliptique pour le mouvement, donc j’ai hâte de voir le rendu final et le mélange des deux surtout. Comment il va réussir à agencer tout ça, ça peut être très marrant. »
Florian : le rebond du roboticien
Pour Florian, les débuts ont été compliqués. Mais c’est dans la difficulté qu’il s’est révélé. Quand certains auraient paniqué, lui a su réagir avec calme et méthode. Son robot est relancé, sa trajectoire corrigée. « Florian a réussi très vite à rebondir sur la partie mécanique où il s’est rendu compte qu’il avait perdu beaucoup de temps, analyse Julie Debock, arbitre en robotique. Sur la programmation, c’était extrêmement clair pour lui. Il maîtrise vraiment bien cette partie-là et il a réussi à rebondir de manière assez surprenante puisqu’il a rattrapé tout son retard. »
Un retour en force salué par ses pairs. « Je pense qu’aux Golden Tech, Florian et son frère [il participe à la même épreuve] seront dans les favoris », témoigne Baptiste Bradane, un confrère automaticien. Et de préciser : « Parce qu’ils possèdent un très bon niveau en robotique. » Il va même jusqu’à pronostiquer que l’un ou l’autre sortira vainqueur de la compétition.
Xavier : une erreur qui coûte cher
Du côté de Xavier, tout ne s’est pas passé comme prévu. Le tourneur a connu un accroc en plein cœur de l’épreuve : une erreur de programmation. « Xavier a rencontré quelques difficultés en cours de programmation parce qu’il a appelé un mauvais programme qui a fait que sa pièce a été erronée, commente l’arbitre Benoit Lallier. Il a su reprendre le dessus en corrigeant assez rapidement. Malgré tout, cela lui a fait perdre pas mal de temps afin de pouvoir récupérer cette erreur, avec, j’imagine, le stress et l’envie d’aller au bout. Désormais, il arrive sur des problématiques de réglage qui fait qu’il ne pourra pas atteindre l’objectif final d’usiner complètement la pièce [en l’occurrence un sous-marin miniature]. » Le stress est monté d’un cran.
Xavier a bénéficié d’un solide soutien moral. « Je pense qu’il a tout pour réussir, c’est un battant et donc il n’y a pas de raison que ça ne se passe pas bien pour lui, admet Agnès Reinhard, professeur comme lui au lycée technique Clément-Ader, dans le Gers. Je pense qu’il peut revenir avec une médaille dans les deux métiers d’ailleurs. »