Les Héros de l’industrie Saison 2 – Episode 2

Trouver la bonne formule

Deuxième épisode de la série Les Héros de l’industrie, tournée en immersion dans la compétition des Golden Tech, à Paris.

Cette fois, le rythme s’accélère, la tension monte d’un cran.

Deux candidats se démarquent : Florentin, concepteur, et Thomas, roboticien

En Moselle comme en Bourgogne, nos deux Héros s’apprêtent à sortir de leur zone de confort. Florentin, concepteur en plasturgie, découvre les exigences d’une compétition loin de son quotidien en bureau d’études. Thomas, roboticien déjà titré, revient pour défendre sa place au sommet.

Entre pression, programmation et dépassement de soi, l’épisode 2 plonge au cœur de métiers où chaque détail compte.

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Florentin sort de sa zone de confort

C’est en Moselle que nous retrouvons Florentin, sur son lieu de travail. Il est dessinateur-préparateur chez Techniplast, une entreprise spécialisée en chaudronnerie et tuyauterie plastique, dans laquelle il a été embauché il y a un peu plus de trois ans.

Ce garçon, passé par des études en chimie, avant de s’orienter vers la plasturgie, raconte son quotidien dans cette usine de Grostenquin, au sud-ouest de Forbach. « Cela commence par une phase préconception, au cours de la laquelle ça passe par un brainstorming », explique notre concepteur, soulignant que cette étape permet de réfléchir à la manière dont il faudra appliquer la solution du client, avant de la développer avec des outils de conception 3D. « Il faudra ensuite s’assurer que tout fonctionne », ajoute-t-il. C’est le verdict. Le moment où Florentin va pouvoir se retrouver devant son produit, le toucher, « faire des petits correctifs », en s’appuyant sur d’autres corps de métiers au sein de l’entreprise.

« Elément clé » au sein de Techniplast, selon son directeur général, Florentin est cette personne centrale dans chaque bureau d’études, « à la fois en lien avec les chargés d’affaires et le client, mais aussi avec l’atelier et l’assemblage au moment où les pièces prennent vie », témoigne Maxime Hemmer, qui se dit « très fier » de le voir participer aux Golden Tech.

A quelques jours de son départ pour Paris pour s’engager dans ce concours d’excellence sur les métiers de la mécanique, Florentin appréhende, bien qu’il se soit préparé à cette compétition : « Je sais que cette épreuve va me sortir de ma zone de confort, parce qu’elle n’aura rien à voir avec ce que je fais chez Technicplast. » Mais notre Héros est quelqu’un qui aime avancer sans relâche. « Au moins cela me permettra de voir d’autres horizons. »

Le roboticien Thomas revient pour gagner

Notre roboticien Thomas travaille chez l’équipementier international JTEKT, dont une usine se trouve près de Dijon (Côte-d’Or). Elle conçoit et fabrique des composants mécaniques de pointe. Cet ingénieur en robotique et automatisme fait partie de ces profils qui, dès leur adolescence, cherchaient encore leur voie. Et c’est en visitant des centres de formation, qu’il est parvenu à se projeter dans les métiers industriels. En choisissant l’automatisation, cette technologie l’a happé.  « Je me suis vraiment pris de passion pour la robotique avec tous les problèmes qu’elle pouvait résoudre dans les entreprises de production », confie-t-il.

Interviewé dans le cadre de sa participation à la saison 2 des Héros de l’industrie, Thomas, qui n’a que 26 ans, veut déjà transmettre un message aux nouvelles générations : « On est souvent très bien accueilli quand on est jeune, surtout si on aime concevoir, chercher des solutions à des problématiques. » Mais il émet un conseil : choisir plutôt une formation en alternance. « C’est un énorme plus. »

Pour Thomas, quoi de plus « gratifiant » que de voir son application robotique fonctionner avec succès.  Chez JTEKT, c’est un employé estimé, selon son entourage. Un salarié « très résilient », témoigne Baptiste Charpin, manager au service construction de machines robotiques. « Il peut passer des heures à regarder les trajectoires de robots pour les optimiser », poursuit-il, avant de résumer son attitude au travail : « Chez lui, il n’y a jamais de problème mais que des solutions ». Et d’ajouter : Cela pourrait être même une devise pour lui. »

L’engagement de Thomas pour son travail comme pour son métier de roboticien l’a poussé à se challenger dans une compétition. Mais pas celles qui entraînent sur des terrains de sport et de loisirs. Car son implication professionnelle l’incite, non pas à chausser des baskets, mais à se confronter à d’autres roboticiens. « Quand j’ai appris que Thomas s’était inscrit au concours Golden Tech, j’ai trouvé ça génial, je me suis dit waouh ! Ça déchire ! », confie M. Charpin, admiratif, qui croit savoir qu’il participe aussi « pour se tester lui-même et repousser ses limites ».

Celui dont c’est la deuxième participation aux Golden Tech n’a pas spécialement préparer le concours : à partir du moment où son métier est de « manipuler des robots tous les jours ». Et d’ajouter avec aplomb : « J’ai forcément des habitudes et certains automatismes pour les concours, mais j’espère bien pouvoir faire une bonne performance surtout qu’en 2024 j’avais remporté la première place ». Eh oui, Thomas avait déjà raflé l’or, et il compte bien « remettre le couvert cette année », affirme-t-il. Mais il garde la tête froide : « Je sais que la concurrence est rude, donc on verra bien ce que cela va donnera. En tout cas, je n’y vais pas pour faire de la figuration, j’y vais forcément pour viser la plus haute place. »

La pression monte dès le départ

Julie Debock, l’arbitre sur l’épreuve de roboticien, observe les premiers pas de Thomas dans les premières minutes de la compétition, qui a choisi de commencer par la programmation du robot. Alors qu’il a réalisé le montage, le paramétrage, « pour le moment, on voit juste le macaron dans l’appréhension de bouger, mais on ne voit pas de déplacement de macaron », s’étonne-t-elle, ajoutant, dubitative : « Il en a trente-six à faire. Ça va être très compliqué de finir. »

Un peu plus loin, c’est l’épreuve de concepteur qui a démarré pour Florentin, sous le regard aiguisé de l’arbitre Juliane Lemarchand, qui est surprise de voire débarquer un candidat sans prises de notes papier. « En cinq ans d’édition, je n’ai jamais vu ça. Donc j’espère que Florentin a bien tout en tête. Je croise les doigts qu’il n’ait rien oublié et surtout qu’il termine bien à temps. »

La suite dans le prochain épisode.

Nos cinq héros

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Thomas Beuchot

Roboticien

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Mao Forestier-Loinard

Plieur

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Florentin Jager

Concepteur

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Anthony Barbet

Fraiseur

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Jérémie Grandjean

Soudeur