Industrie : la force du féminin

Pour cette 31e édition de MP L’Emission, nous nous sommes intéressés à la féminisation dans l’industrie.

Comment attirer plus de femmes dans la mécanique ?

Quels freins faut-il lever ?

La mixité dans les ateliers, quels bénéfices peut-on en attendre ?

Elles sont trois, sur notre plateau, et elles partagent avec nous leurs expériences et leurs solutions.

C’est à découvrir dans Machines Production L’Emission.

Portfolio

Décryptage

Nous recevons trois invitées sur notre plateau :

Valérie Brusseau, présidente de l’association Elles Bougent et directrice technique dans l’industrie.

Alice de Malliard, vice-présidente de Robotique First France, une compétition nationale qui s’adresse aux scolaires où un tiers des participants sont des participantes.

Constance Bocaert, présidente de Laser B Concept.

Parlez-nous de votre association Elles bougent…

Valérie Brusseau : C’est une association qui va fêter ses 20 ans et qui part du constat qu’il n’y avait pas assez de femmes dans l’industrie. Ce qui est toujours là d’ailleurs, puisqu’il n’y a que 28 % de femmes dans l’industrie. Et partant de ce constat, les industriels sont venus voir notre fondatrice et lui ont demandé qu’est-ce qu’on peut faire pour augmenter la part des femmes dans l’industrie ? Donc on alimente le “pipe” des entrées dans les écoles, on suscite des vocations scientifiques et techniques auprès des filles du primaire jusqu’aux études supérieures, de manière à ce qu’elles embrassent ces carrières scientifiques et techniques et qu’elles viennent renforcer les rangs de l’industrie.

Nos moyens d’actions passent par des rôles modèles, des femmes entreprises, qui viennent déconstruire les stéréotypes vis à vis de l’industrie et des carrières scientifiques. Nous en avons plus de 15 000 qui appartiennent aux 350 entreprises industrielles partenaires d’Elles Bougent. Et l’an dernier, nous avons touché 45 000 filles.

Dans l’industrie, les femmes représentent près de 30 % des salariés, un chiffre qui ne progresse pas depuis dix ans. Avez-vous quand même constaté une évolution au cours de ces dernières années, notamment pour des postes liés à la production ?

V. B. : Il y a à peu près 22 % de femmes dans les écoles d’ingénieurs à destination de la production alors qu’il y a une dizaine d’années, elles étaient de l’ordre de 12 %. Par contre, ça ne progresse pas assez vite, malgré les quotas, notamment. C’est pour ça que pour aller plus vite, plus haut, plus fort, nous avons fait plusieurs recommandations l’an dernier, issue d’une enquête sur l’orientation et le genre. Et nous nous félicitons que deux de nos mesures phares aient été reprises dans le plan « Filles et maths » du ministère de l’Education nationale, à savoir une formation obligatoire aux enseignants sur la déconstruction des stéréotypes de genre, puisqu’un prof n’enseigne pas sans le vouloir de la même manière, les mathématiques aux petites filles qu’aux petits garçons. La deuxième de mesure est de mettre des quotas dans les parcours de carrières scientifiques avec notamment 30 % de filles en 2030 au baccalauréat. C’est ce qui va nous permettre de susciter des vocations de techniciennes, d’ingénieurs et d’accélérer ce processus pour faire que plus de femmes rentrent dans la production et dans l’industrie.

A travers votre compétition Robotique First France, vous vous adressez à des enfants en milieu scolaire afin de stimuler leur intérêt pour les nouvelles technologies. Alors quel regard portent les jeunes filles qui participent à cette compétition ?

Alice de Malliard : C’est ludique parce qu’il faut bien que ça les intéresse. C’est concret parce que je pense que ce qui n’est pas concret aujourd’hui ne fonctionne pas. J’ai remarqué que les jeunes filles commençaient à prendre leur place parmi les équipes qu’on constitue pour construire ce robot, véritable concentré technologies industrielles. En fait, le robot est un prétexte pour échanger autour des sciences et technologies. Les équipes sont mentorées par des industriels. Les jeunes filles qui étaient, quasiment par les garçons, mises dans le pôle communication ou recherche de sponsors ou marketing, j’en ai vues qui se rebellaient, qui disaient : « Mais ça ne va pas, moi je veux faire de la CAO, de l’usinage, du montage. » Ces jeunes femmes ont réussi à imprimer quelque chose dans les équipes. On les met un peu en avant parce que c’est important : elles servent d’exemple et elles donnent envie.

Quelles sont les principales difficultés pour attirer des femmes dans les métiers de l’industrie ?

V.B. : C’est l’image que donne l’industrie. Une industrie extrêmement patriarcale, un monde d’hommes. Donc il faut déconstruire ces stéréotypes autour du genre, autour de l’industrie et expliquer ô combien les métiers de l’industrie ne sont pas genrés, comment on s’y épanouit et comment on peut y faire carrière. C’est ce que font les marraines Elles Bougent. On emmène les filles dans les entreprises. Par exemple, lors de la Semaine de l’industrie, il y aura plus de 3 000 actions, 3 000 entreprises qui vont être visitées de manière à ce que ces filles se projettent dans les métiers et puissent s’identifier. Le deuxième levier, c’est la désirabilité de l’industrie et les rôles que les industriels jouent pour rendre nos carrières accessibles. Il y a aussi des salons comme Global Industrie, avec lequel Elles Bougent est partenaire. Il y a des enjeux de décarbonation, de transition énergétique, de souveraineté. Avec « Elles Bougent pour demain », on projette les filles dans les grands enjeux sociétaux et Dieu sait si l’industrie est en manque de talents. Et aujourd’hui il faut aller chercher partout, dans toutes les forces vives de notre nation pour pouvoir relever nos manches, réindustrialiser la France et on a besoin des filles.

A de M. : C’est un axe qui est dur à tenir parce que les premiers prescripteurs dans une famille, ce sont les parents. Soit les parents se projettent sur une carrière qu’ils n’ont pas pu accomplir et donc je dirais que les enfants sont déjà pré-orientés. C’est dommage. Soit ils ont une méconnaissance du secteur industriel, ce qui est tout à fait envisageable et donc ils ne pensent pas que leurs enfants pourraient faire carrière. Souvent, ce n’est pas un débat à la maison, on n’en parle pas à la maison, on ne parle pas de découpe laser, on ne parle pas de décolletage, d’usinage, on ne parle pas d’industrie. Le premier précepteur, même avant le professeur, c’est la cellule familiale. Donc ce que j’apprécie quand j’entends des initiatives comme Elles Bougent, comme ce qu’on fait avec Robotique First France, c’est qu’on demande à ce que les parents soient présents parce que c’est justement par l’exemple qu’on va pouvoir faire avancer la société.

Je crois qu’on s’inscrit toutes les deux sur un temps long et il faut accepter que ce soit un temps long parce que je crois qu’on ne fera pas bouger le S de la RSE de façon si rapide que ce qu’on aimerait. Mais effectivement, j’entends les industriels autour de moi, je les appelle des “couinent-couinent”. Ça couine pas mal, mais pourquoi on n’a pas ça ? Etc. Il faut le temps que les esprits se tournent, se forment. Mais j’ai beaucoup d’espoir. Valérie j’espère qu’elle en a aussi. J’ai beaucoup d’espoir parce que ça commence à changer vraiment.

V.B. : Je vous rejoins Alice sur le fait qu’il faut absolument travailler sur les prescripteurs d’orientation que sont les parents et la famille. C’est pour ça qu’avec Elles Bougent nous intervenons dès la primaire auprès des enfants de sept ou huit ans sur un projet qui s’appelle « Elles Bougent en primaire ». On intervient dans la classe avec un jeu de carte où on explique qu’il n’y a pas de métiers de fille, il n’y a pas de métiers de garçons, il y a des métiers tout courts. On intervient en mixte. Ensuite, les petits garçons commencent par prendre la parole en premier et ensuite on sépare les petits garçons des petites filles, et après on les emmène dans une entreprise et surtout on remet dans le carnet de correspondance un one-pager qui explique les stéréotypes et on organise une rencontre ensuite avec les parents. Sensibiliser les parents est aussi un moyen qui fera qu’il y aura plus de femmes dans l’industrie.

Quels sont les avantages pour une entreprise d’avoir des équipes plus mixtes dans les ateliers ?

V.B. : Une entreprise, c’est un endroit où l’on innove, où l’on cherche un business case et où l’on va chercher de la valeur. Et pour chercher de la valeur, plus on va mixer les points de vue autour de la table, plus on va partager. Comme le disait Alice autour d’un robot, les compétences des filles et des garçons. Plus on va aller chercher de nouvelles idées qui vont être créatrices de valeur. Donc mettre des femmes dans l’industrie, c’est un enjeu business et il y a des études autour du management inclusif qui expliquent que dès lors qu’il y en a 25 à 30 % dans un groupe, l’efficacité collective de ce dernier en est augmentée d’un minimum de 40 %. C’est un enjeu business pour les entreprises que de recruter des femmes et d’avoir ce point de vue de diversité. Et dans l’atelier aussi. Parce que dans l’atelier, il y a des gestes opérateurs. Dans l’industrie automobile, par exemple, les femmes soudeurs, les femmes qui assemblent, et bien elles ont des gestes plus précis, et du coup ça augmente la qualité. C’est extrêmement pertinent de mettre des femmes dans l’atelier. Et travailler au milieu des hommes, cela peut créer une émulation collective. J’appelle ça la spirale positive où on est tous tendus vers le même objectif qui est de délivrer de la qualité. Et le fait de mettre des opératrices des femmes dans l’atelier qui sont orientées sur la qualité, qui sont plus méticuleuses, cela emmène tout le monde vers le bon résultat.

Vous avez créé votre entreprise de découpe laser et en préparant cette émission, vous m’avez confié être autodidacte. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Constance Bocaert : C’est déjà le fait que mon père ait cru en moi puisqu’il m’a permis de m’installer en ayant acheté un bâtiment et un banc de découpe laser. Et puis un soir, à l’apéritif, il m’a dit : “Est ce que ça te dit d’ouvrir une entreprise de découpe laser ?” Je ne me suis pas posée de questions parce qu’il me fait confiance. Et donc je me suis lancée dans cette aventure.

Vous faisiez quoi avant ?

J’étais vendeuse dans l’automobile.

Avez-vous rencontré des freins ou des encouragements particuliers dans votre parcours, notamment dans la création de votre entreprise ?

V.B. : J’ai rencontré beaucoup d’encouragements de la part de mes proches, ma famille, mes amis. Cependant, j’ai rencontré pas mal de freins à la création de l’entreprise pour travailler avec des nouveaux clients puisque j’ai fait une création. Donc pas de clients, pas de carnet de commandes. Auprès de mes fournisseurs, cela n’a pas été très compliqué de me faire une place dans ce milieu, mais pour la plupart, c’est vraiment au niveau de la clientèle. Il y a des clients qui ont joué le jeu, qui m’ont laissé ma chance et je les en remercie encore aujourd’hui. Mais il y a beaucoup de clients qui ne voulaient pas travailler avec une nouvelle entreprise qui n’avait pas de renommée pour l’instant et aussi de travailler avec une femme, qui plus est, qui avait 20 ans, à cette époque, c’était très compliqué pour moi de me faire une place dans ce milieu.

Je crois que vous avez rencontré un fournisseur qui ne vous a pas au sérieux…

V.B. : J’avais rendez-vous avec un fournisseur. Il faut savoir que je fais à peu près tout dans mon entreprise. Je fais aussi bien la découpe laser que le pliage, que la soudure, la partie commerciale, les livraisons, les facturations… Donc je suis souvent habillée en bleu de travail et j’avais rendez-vous avec ce monsieur. Il arrive sur le parking, je m’en vais pour l’accueillir. Il me dit qu’il vient voir madame Bocaert. Je lui ai dit que j’étais madame Bocaert. Il me regarde et rigole à mon nez. Sur le coup, je n’ai pas trop compris. Je le regarde et lui dis : « Ecoutez, le rendez-vous va s’arrêter là. » Il s’en étonne. Alors je lui ai expliqué qu’au vu du respect qu’il me portait, on ne ferait pas affaire ensemble. Et j’ai mis fin au rendez-vous. Au revoir monsieur.

Avez-vous rencontré d’autres cas ou c’est assez rare un tel comportement ?

V.B. : J’ai l’habitude d’avoir de petites réflexions du genre “Ah ! c’est vous la directrice ?” Mais c’est plutôt bienveillant, ce n’est pas irrespectueux. Toutefois, quand je vais livrer des pièces sur les chantiers, et que je crois des des ouvriers, cela m’est déjà arrivé de me faire siffler ou de me faire un peu insulter sexuellement parlant. Surtout qu’il n’y a rien d’extravagant. On met un pantalon, des chaussures de sécurité, un bleu de travail, une veste. Il n’y a rien de sexualisé dans la tenue des femmes quand elles travaillent dans l’industrie. C’est encore une voie qu’il faut améliorer.

Et quelle image aviez-vous de ce secteur avant d’y entrer ? Et surtout, est-ce qu’elle correspond aujourd’hui à la réalité ?

V.B. : Comme j’ai lancé mon entreprise sur un coup de tête, je n’avais pas forcément d’idées précises de ce que pouvait être l’industrie, la métallerie, la découpe laser. J’ai été agréablement surprise parce que, au-delà du fait que c’est un métier un peu compliqué, quand on est une femme, on se rend vite compte que lorsqu’on est passionné et lorsque l’on veut bien faire, que l’on a soif d’apprendre, ça devient très vite accessible et très facile. De plus, nous avons une minutie plus précise et le souci du détail qui nous différencie des hommes. On a aussi cette polyvalence qui nous permet d’être sur différents fronts et aussi le sens de la pédagogie qui nous permet d’expliquer les choses plus facilement qu’un homme pourrait le faire.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune fille qui hésite encore à se lancer dans les métiers de la mécanique comme le vôtre ?

V.B. : Il ne faut pas qu’elle hésite si elle a des doutes, des peurs, il faut qu’elle se lance à partir du moment où elle sera bien encadrée, où elle pose beaucoup de questions, qu’elle est passionnée, elle va y arriver.

Le poids et l’environnement de travail ne sont pas des freins ?

V.B. : Le poids n’a pas de d’impact sur notre travail puisqu’aujourd’hui il y a beaucoup de moyens de levage comme des ponts roulants, des Clark ou tout simplement des chariots élévateurs manuels à assistance hydraulique. Dans l’industrie de la métallerie, il est tout à fait envisageable qu’une femme fasse à même titre le métier qu’un homme.

Pensez-vous que les nouvelles générations plus sensibles à la diversité vont accélérer la féminisation dans l’industrie ?

V.B. : Je travaille avec un lycée du côté de Béthune et j’ai pas mal de filles qui viennent me voir. Elles sont encore hésitantes, mais je pense qu’à terme, il pourrait y avoir un changement et un pas en avant peut-être.

A de M. : C’est assez intéressant parce que les jeunes dans leur globalité, garçons et filles d’aujourd’hui, n’aiment pas qu’on parle de genre. Tout est dégenré en fait. Quand on parle finalement des qualités professionnelles, les compétences que les jeunes femmes peuvent avoir sur les garçons sont reconnues par les industriels notamment. Voilà, ils sont tout à fait d’accord pour dire que finalement on peut parler de genre dans ce cas-là, mais effectivement, on reconnaît qu’il y a plus de motivation, peut-être parce qu’il faut que les jeunes filles se battent plus. On sent cette espèce de rage au ventre chez elles. C’est ça qui est absolument génial.

V.B. : Je voudrais porter un regard optimiste et positif, puisqu’aujourd’hui les nouvelles générations sont en quête de sens dans leur travail et sont également en quête d’équilibre entre les temps de vie. Et qui dit équilibre entre les temps de vie, dit équilibre pour élever les enfants et équilibre dans le rôle de maman et papa. Et du coup, ce partage des tâches va aider à l’inclusion des femmes dans le secteur industriel et cette quête de sens. Aller ensemble chercher pourquoi je vais au travail, quel est mon apport dans la société. Pour moi cette quête de sens, c’est une demande qui est non genrée et qui va aussi participer à inclure plus de femmes dans nos beaux métiers industriels.

REPORTAGE

Notre journaliste Sara Ahmadvand a recueilli le témoignage de deux femmes impliquées dans l’industrie. Julie Voyer, directrice du salon Global Industrie, et Olivia Poitau, secrétaire générale de l’organisation professionnelle Évolis. C’était à l’occasion du BIG, le grand rendez-vous business de Bpifrance, à l’Accor Arena, le 23 septembre à Paris.

Julie Voyer : La présence et la représentation des femmes dans l’industrie a énormément évolué ces quinze dernières années. Par plein de façons, déjà de la manière dont elles vont occuper l’espace médiatique et ont été mises en lumière. Je pense que sur Global Industrie, en particulier, on s’attache justement à ce qu’elles soient là aussi pour incarner ces figures féminines qui inspirent, qui montrent aussi qu’on peut réussir, qui sont là aussi pour casser les clichés. Et c’est vrai qu’on voit cet impact aussi, même dans le public visiteur du salon, ça reste encore insuffisant. On sait qu’il va falloir encore avoir plus de femmes. On a que 27 % de femmes dans l’industrie, malheureusement. Mais il y a plein de signaux qui sont positifs. Et surtout, je pense qu’avant tout, on doit se faire confiance en tant que femmes.

Olivier Poitau : Effectivement, l’évolution de la place des femmes dans la mécanique progresse, mais trop lentement à notre goût. Effectivement, à date, nous sommes à 30 % de l’emploi industriel occupé par les femmes, selon les derniers chiffres de l’Insee paru en 2024 et moins de 20 % pour les productions dites de métiers techniques. Il est souhaitable, pour augmenter le taux de participation des femmes dans l’industrie mécanique, d’accroître trois leviers que sont l’attractivité, la formation et l’image renvoyée de l’industrie.

J.V. : Les principaux freins potentiels ? Je pense que malheureusement, il date de très longtemps et j’allais dire presque ils sont liés déjà à la manière dont on a éduqué aussi les femmes. C’est-à-dire que souvent on associe les filières scientifiques à des hommes plutôt qu’à des femmes. Malheureusement, et on le voit, il y a des études qui le montrent, à partir du CP-CE1 déjà, on commence à voir les différences.

O.P. : Les principaux obstacles qui freinent l’accroissement du nombre des femmes dans l’industrie relèvent de plusieurs ordres. Le premier, notamment, c’est l’image de l’industrie. L’industrie est toujours vue et perçue comme un milieu dur, difficile, masculin. Alors qu’avec les nouvelles technologies, notamment de l’IA, l’automatisation, la robotisation, c’est un secteur qui évolue, qui est moins pénible, qui est beaucoup plus inclusif.

C’est un rapport gagnant-gagnant pour l’industrie et les femmes. On a remarqué, au-delà des chiffres qui sont parlants, qu’un atelier de production plus mixte est un atelier plus sécuritaire, plus innovant, plus créatif, plus productif. Il faut s’enrichir des parcours, ceux des femmes et des hommes pour améliorer l’innovation. Oui, l’apport des femmes est conséquent.

Intervenants

Portfolio

Valérie Brusseau

Présidente

Elles Bougent

Portfolio

Alice de Malliard

Vice-Présidente

Robotique First France

Portfolio

Constance Bocaert

Présidente

Laser B Concept

Portfolio

Jérôme Meyrand

Rédacteur en Chef

Machines Production

Portfolio

Sara Ahmadvand

Reporter/Chroniqueuse

Machines Production