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Le groupe PSA, un adepte de la robotique collaborative

06.12.2018
UNIVERSAL ROBOTS - Le groupe PSA, un adepte de la robotique collaborative

Alors qu’un premier cobot d’Universal Robots a été intégré dans la ligne d’assemblage des 3008, à Sochaux, le constructeur français a pu constater une progression de son rendement opérationnel tout en améliorant l’ergonomie des postes de travail. Désormais, la cobotique a été déployée sur d’autres sites.


Moderniser ses outils de production, compacter ses sites et diminuer le prix de revient des véhicules, tel est l’enjeu aujourd’hui du groupe PSA. Pour ce faire, le constructeur français a choisi Universal Robots afin d’intégrer sa technologie dans sa chaîne d’assemblage de l’usine de Sochaux, où sont produits les Peugeot 3008. Les robots danois doivent permettre d’améliorer « la performance économique des usines », tout comme « l’ergonomie des postes de travail ».

Pour cela, la marque au lion a intégré le bras robotisé UR10 pour ses opérations de vissage complexe. Ce dernier doit visser le bas des ailes de chaque véhicule en cours d’assemblage, « sans pour autant gêner les opérateurs autour de lui qui travaillent à d’autres opérations de vissage », précise Universal Robots.

Et d’ajouter que le gabarit créé sur base du cobot UR10, « totalement unique », a fait l’objet d’un dépôt de brevet au niveau national et international.
Par le biais de son distributeur Sysaxes, le groupe PSA a pu intégrer un bras robotisé UR10 au gabarit de montage des modèles 3008, mais aussi ceux de l’Opel Grandland. La marque allemande étant entrée dans le giron de la firme française.

Si son choix s’est porté sur l’UR10, c’est pour des raisons d’amplitude et pour la facilité de programmation des robots UR.

Le constructeur automobile « avait un cahier des charges précis ; notamment de bénéficier d’une justesse technique et d’une rapidité de précision et ce, sans perturber le travail des opérateurs autour du gabarit », assure Erik Pourtau, cogérant de Sysaxes.


Brevet déposé


Les premiers essais ont eu lieu à Sochaux, où ce sont 10 000 personnes qui produisent 400 000 véhicules par an.

Sur le gabarit, l’UR10 a pour tâche de visser le bas des ailes sur la caisse, sans pour autant gêner les deux opérateurs qui travaillent à d’autres opérations sur le véhicule en simultané, décrit la firme danoise. De son côté, Cédric Grandjean, architecte spécialiste montage éléments finition dans le groupe PSA, explique sur quels critères l’UR10 a été choisi. « Nous avions des problématiques d’amplitude et de sécurité, mais aussi de retour sur investissement qui devait être de moins d’un an.

Le robot UR10 correspondait aux besoins. Dès le début du projet, nous nous sommes rendus compte que cette installation n’avait jamais été déployée chez d’autres constructeurs. Pour nous protéger, nous avons déposé un brevet au niveau national, puis international dans un second temps.

C’est l’installation complète qui fait l’objet du brevet. »
Universal Robots détaille le process : le véhicule arrive au poste, deux opérateurs font descendre le gabarit sur la caisse et le verrouillent sur celle-ci avec les abatants, afin que le robot puisse effectuer son cycle. Il descend sous les ailes et visse trois vis du côté gauche, et trois vis du côté droit.

« Une tâche qui auparavant nécessitait que les opérateurs travaillent dans une fosse avec des postures particulièrement fatigantes », commente-t-il. En fin de cycle, le cobot se remet au repli. Deux verrines à gauche et à droite indiquent à l’opérateur si le vissage est conforme, et celui-ci remet le gabarit en position pour un prochain cycle.


Faire baisser le prix de revient des voitures


Avec l’arrivée de la cobotique, « les opérateurs ont gagné en ergonomie sur leur poste de travail. Question sécurité, l’UR10 est protégé naturellement par le gabarit.

En outre, nous avons réduit sa vitesse et grâce à un programme spécifique, il s’arrête immédiatement en cas de contact avec quelqu’un ou quelque chose », affirme M. Grandjean.
Pour l’architecte du groupe PSA, le déploiement des cobots a permis de faire baisser le prix de revient des voitures et d’améliorer « le gain géométrique jusqu’à 10% ».
Signe de l’efficacité de la robotique collaborative, le premier constructeur automobile français dit afficher un « excellent rendement opérationnel », n’avoir observé « aucune dégradation de véhicule » sur les 200 000 premières unités produites, et « aucune panne n’a été reportée en un an », pour un retour sur investissement qui aura a été de « 6 à 12 mois », en fonction du site de production. Devant de tels résultats, PSA a déployé le cobot UR10 sur d’autres sites.

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