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Biens d’équipement : premiers signes de ralentissement

15.04.2019
UCIMU ITALIE - Biens d’équipement : premiers signes de ralentissement

Selon les prévisions de la fédération italienne des fabricants de biens d’équipement, l’année 2019 pourrait connaître un sérieuse décélération, après une année 2018 record.


Avec un chiffre d’affaires de 49,4 milliards d’euros, l’industrie italienne constructrice de biens d’équipement a clôturé l’année 2018 en progression de 6%, par rapport à 2017, « prolongeant ainsi la tendance positive amorcée en 2014 », a commenté Federmacchine, dans un communiqué.

Pour la fédération nationale des associations de fabricants de biens d’équipement, il s’agit d’une année record pour « le secteur qui est arrivé, dans tous les principaux indicateurs économiques, à des valeurs jamais atteintes auparavant ».
Ce membre de l’association italienne des constructeurs de machines-outils, robots et automatisation (Ucimu-Sistemi per produrre) a salué « l’excellente performance » des livraisons sur le marché intérieur, « boostées par la forte demande en biens d’investissement ». Aidée par les mesures de superamortissement et de hyperamortissement, la consommation domestique s’est accélérée de 10%, pour atteindre 26,5 milliards d’euros. Ainsi, sur le marché intérieur, les livraisons des constructeurs italiens, premiers bénéficiaires de ces mesures gouvernementales, ont bondi de 10,3%, pour atteindre une valeur de 16,4 milliards d’euros. L’impact a même dépassé les frontières, puisque les importations ont progressé de 9,6%, par rapport à 2017, avec 10,1 milliards d’euros. Les exportations n’ont pas été en reste : elles ont atteint 33 milliards d’euros, soit une hausse de 3,9%.


Consommation italienne en baisse


Selon le groupe chargé des statistiques de Federmacchine, sur les neuf premiers mois de 2018 (dernières données disponibles à l’heure où sont écrites ces lignes), les principaux marchés de débouché de l’offre italienne ont été l’Allemagne (+4,7%), les États-Unis (+22,6%), la France (+3,7%), la Chine (-6,1%) et l’Espagne (+17,6%). Et selon ses prévisions, l’année 2019 devrait connaître un léger ralentissement. « Le chiffre d’affaires s’arrêtera à 49,1 milliards d’euros (-0,7%), ‘‘lesté’’ par les livraisons des constructeurs italiens sur le marché intérieur, qui devrait baisser de 3,3% à 15,9 milliards », prévoit Federmacchine. Mais une petite éclaircie pourrait provenir des exportations, qui augmenteraient de 0,6% pour atteindre 33,2 milliards d’euros, bien que la consommation italienne de biens d’équipement pourrait baisser de 2,5% à 25,8 milliards d’euros. Et c’est bien « l’incertitude du contexte » italien qui risque d’affecter la performance du secteur, présage Sandro Salmoiraghi, président de Federmacchine. A cela s’ajoutent des « conditions internationales déjà compliquées », un « manque de clarté de la politique industrielle mise en œuvre par les autorités gouvernementales de notre pays ». Autant d’éléments qui ont un « effet dissuasif » sur les décisions d’achat d’investissements d’une certaine ampleur, comme les machines et les technologies de production.
« Le souhait est que l’industrie manufacturière italienne continue à investir dans de nouvelles machines et technologies 4.0, assurant ainsi la poursuite du processus de numérisation des entreprises entamé ces dernières années, a commenté Sandro Salmoiraghi. La croissance constante de la demande italienne de biens d’équipement, dont la valeur est supérieure de 60% à celle d’il y a 8 ans, est certes un indicateur du rajeunissement des usines de production du pays, mais elle ne doit pas être considérée comme un point d’arrivée. »


Renforcer certaines mesures


Le président de Federmacchine invite les autorités gouvernementales à renforcer « toutes les mesures susceptibles d’encourager les entreprises à investir dans la compétitivité, c’est-à-dire dans les nouvelles technologies et la formation des travailleurs ». Et d’émettre le souhait que « l’hyperamortissement en vigueur se retrouve vite à nouveau associé au superamortissement ».
Par ailleurs, Federmacchine demande une révision de la mesure pour la formation 4.0, laquelle est nécessaire pour que les entreprises puissent bénéficier du crédit d’impôt de 40% appliqué non seulement au coût de la main-d’œuvre du personnel participant à l’activité, tel qu’il est actuellement prévu, mais aussi au coût des formateurs externes, qui constitue la dépense la plus importante pour une PME, selon la fédération des constructeurs italiens de biens d’équipement. Pour ces derniers, il est très difficile de trouver du « personnel qualifié sachant gérer les technologies que nous développons et utilisons dans nos usines », regrettent-ils. Lesquels réclament des « outils pouvant nous aider à mettre à jour notre personnel » et aimeraient « pouvoir compter sur un système scolaire capable de préparer de manière adéquate les jeunes ressources ».

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