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Star : des tours, service compris

09.02.2019
STAR MACHINE TOOL FRANCE - Star : des tours, service compris

Au-delà de la vente de ses tours à poupée mobile, la filiale française du groupe nippon a misé sur différents services, qui vont plus loin que le SAV.


C’est avec comme partenaires le fabricant suisse d’outils coupants Utilis (et voisin de bureau), et le spécialiste des solutions d’automatisation Erric, que Star Machine Tool France avait organisé, du 4 au 6 juin, à Thyez (Haute-Savoie), ses journées techniques.

Pas moins de 156 sociétés ont répondu présent à l’invitation de Denis Bosson, le directeur de l’agence, où plus de 240 personnes sont venues partager un « moment d’échanges et de convivialité », autour des machines exposées dans le show-room, alimentées en huile de coupe Blaser Swisslube. Présenté pour la première fois en France, le nouvel embarreur pour tours à poupée mobile Infinity, de Top Automazioni, distribué par Erric, à Scionzier.

Un ravitailleur équipé d’un canal de guidage réglable millimètre par millimètre (breveté) depuis son pupitre de commande à écran tactile.
Côté machines-outils, Denis et son équipe ont pu échanger avec leurs invités sur la SR-38J, « une machine qui convient très bien pour le marché des raccords ».

Il y avait aussi le tour SW-20 à double peigne : 3 axes Z, nouvelle commande numérique Fanuc 31i-B5, 24 positions d’outils, deux tables croisées pour l’usinage simultané sur broche principale, usinage en broche de reprise avec axe Y complètement indépendant, unité avec huit stations pour usinage en contre-broche (dont six tournantes), des avances rapides de 20 à 35 m/mn, suivant les axes, dont on en compte onze au total.

Bref, un tour à poupée mobile taillé pour la grande production de pièces complexes.


Unité de perçage transversal à cinq stations


Son voisin, le tour SR-32JII-B, se distingue de la version précédente par davantage de capacité d’outils en contre-opération : « Nous passons d’un bloc de quatre à huit outils fixes et rotatifs, avec axe Y en contre-opération », décrit M. Bosson.

En ouvrant le capot de ce tour sans canon de guidage (pour minimiser la chute de matière), on observe une unité de perçage transversal à cinq stations, des axes Y en contre-opération avec huit postes fixes ou rotatifs. La CN étant une Fanuc 32i-B.
Allée de Glaisy, sous les premières chaleurs de l’été, entre deux gorgées d’une boisson fraîche, trois lettres circulaient sur toutes les bouches : HFT. Derrière ces initiales se cachent les mots « high frequency turning ».

Il s’agit d’un logiciel, développé il y a deux ans par les confrères de Star en Allemagne, qui permet de contrôler la formation de copeaux. Une sorte de brise-copeaux numérique. Les arguments ne manquent pas : disponibilité élevée de la machine grâce à la rupture contrôlée des copeaux, réduction de la formation d’arêtes rapportées, prolongation de la durée de vie des outils, évacuation des copeaux facilitée pour le convoyeur.

Utilisable simultanément par la broche principale et celle de reprise, le HFT est né du besoin de vouloir usiner plus facilement les métaux sans plomb, sur lesquels les copeaux ont du mal à se rompre.


« La vente ne suffit plus aujourd’hui »


Non seulement le logiciel peut gérer l’ensemble des axes de la machine, mais il peut être déployé sur toute la gamme de tours Star, qu’ils soient neufs ou déjà dans les ateliers.

Aussi, il est possible d’activer le HFT sur l’ensemble d’une gamme d’usinage ou le limiter à une seule opération.
« Certains clients, qui avaient rencontré des problèmes de copeaux longs sur leur machine, avaient dû s’équiper d’outils plus performants, mais plus chers ou alors mobiliser un opérateur pour dégager les pelotes de copeaux de la machine, évoque Denis Bosson.

Avec HFT, non seulement, ils peuvent usiner en employant des plaquettes standards, mais aussi s’affranchir d’avoir un opérateur en permanence sur la machine, et cela sans dégrader pour autant leurs temps de cycle. »
Chez Star, on ne fait pas que vendre des machines. « Nous devons étoffer nos solutions de service, la vente ne suffit plus aujourd’hui », admet Denis Bosson. L’ingénierie en machine-outil constitue l’une des cordes à leur arc.

A Thyez, l’entreprise compte quatorze personnes, dont neuf au service après-vente. « Les clients nous disent que nous avons le meilleur SAV, glisse M. Bosson. Et nous voulons rester une société de services avec un niveau de technicité élevé et davantage de proximité avec nos clients. »
Adaptation de ravitailleur, intégration de manipulateur ou robot pour le chargement de matière ou lopins, voici deux exemples d’application made in Star.

Et de citer le cas d’un client, en région parisienne, qui voulait un tour à poupée mobile SW-20, mais avec une solution de chargement de lopin, pour l’alimenter en pièces de fonderie. Mais le plus compliqué restait à venir : « Il fallait charger et décharger la pièce en huit secondes, usinage compris, sachant qu’il existait plusieurs familles de pièces et que la gamme d’usinage durait… sept secondes.

Donc, il nous rester une seconde pour charger et décharger », raconte Denis Bosson, qui en sourit encore. Aidée par un partenaire de la vallée, l’équipe Star a étudié une solution, qui aura tout de même demandé un an de mis au point.

« Satisfait, notre client nous a commandé depuis huit tours à poupée mobile SW-20 », ajoute M. Bosson.


Un robot dans un tour Star


Aujourd’hui, c’est une autre application, développée cette fois-ci avec Erric, qui fait la fierté de la filiale française du constructeur japonais de tours de décolletage. L’intégration d’un robot polyarticulé Stäubli à l’intérieur même d’un SR-32JII.

« Toujours pour charger-décharger des pièces en lopin aux topologies différentes », note Denis Bosson.
Autre service : proposer une étude de temps afin de pouvoir produire les pièces demandées de manière efficace et économique. « Il s’agit de répondre, à notre manière, à la problématique de manque de main-d’œuvre rencontrée par la plupart des décolleteurs.

L’idée étant de travailler avec eux, sur le process d’usinage d’une nouvelle pièce, en faisant intervenir notre spécialiste en FAO », explique M. Bosson, dont son équipe est à même de réaliser des développements de soft pour des applications particulières. Des modules de tournage et de tournage-fraisage, issus du logiciel Esprit, sont également proposés aux clients des machines Star, sans passer par la version complète de la FAO.

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